Les Frappés

Sauter d'un avion à 4000m d'altitude avec Greg Crozier 🪂

Greg Crozier Season 4 Episode 158

Use Left/Right to seek, Home/End to jump to start or end. Hold shift to jump forward or backward.

0:00 | 1:07:16

Greg Crozier est une figure emblématique dans l’univers du parachutisme 🪂 et de la chute libre, une discipline qui consiste à sauter d’un avion à 4000 mètres d’altitude 😱 à se laisser tomber pendant environ 1 minute (à une vitesse de 50m/s) tout en réalisant des figures avec un ou plusieurs partenaires, avant finalement d’ouvrir son parachute.

Dans cet épisode on parle :

🤩  D’un enfant qui a des étoiles dans les yeux la 1ère fois qu’il voit un parachutiste atterrir devant lui
🏆 De records du monde
😵 D’un parachute qui justement ne s’ouvre pas 
🧠 De visualisation mentale comme outil indispensable pour performer au plus haut niveau.

Excellente écoute à vous !

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UNKNOWN

Merci à tous.

SPEAKER_01

Vous écoutez Les Frappés, le podcast de celles et ceux qui se dépassent. Je suis votre hôte Loïc, ancien sportif de haut niveau en judo, coach préparateur mental et amoureux d'activités outdoor en tout genre. Ma conviction, c'est qu'on a tous un frappé au potentiel exceptionnel qui sommeille en nous. J'ai créé ce podcast pour vous faire découvrir des femmes et des hommes qui ont osé le réveiller. Mes invités sont des athlètes de tout niveau, des aventuriers professionnels, des voyageuses au long cours, des entrepreneuses ou encore des militaires, des forces spéciales. Toutes et tous partagent à mon micro des récits inspirants qui vont vous faire passer à l'action. Attention une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans vos vies. Greg Crozier est une figure emblématique dans l'univers du parachutisme et de la chute libre. La chute libre c'est une discipline qui consiste à sauter d'un avion à 4000 mètres d'altitude à se laisser tomber pendant environ une minute à 50 mètres par seconde tout en réalisant des figures avec un ou plusieurs partenaires avant finalement d'ouvrir son parachute. Dans cet épisode on parle d'un enfant qui a des étoiles dans les yeux la première fois qu'il voit un parachute parachutiste atterrir devant lui. On parle de record du monde, d'un parachute qui justement ne s'ouvre pas et de visualisation mentale comme outil indispensable pour performer au plus haut niveau. Excellente écoute à vous

UNKNOWN

!

SPEAKER_01

bienvenue Greg sur le podcast je suis super content de te recevoir comment est-ce que tu vas ce

SPEAKER_00

matin

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

salut Loïc je suis bien content et j'avais hâte parce qu'on avait prévu cet appel depuis

SPEAKER_01

des

SPEAKER_00

mois

SPEAKER_01

et des mois et on est en dispo tous les deux c'est vrai donc trop bien merci d'ailleurs à Sébastien du podcast Parlons de votre mental pour la mise en relation décidément il m'aura il m'aura il m'aura recommandé une série de frappés exceptionnelles donc vraiment merci beaucoup Sébastien je suis désolé pour tout le monde pour la voix j'étais jury au festival d'aventure de Mio il y a pas très longtemps et il a plu et j'ai eu la bonne idée d'aller courir et voilà le résultat mais bon normalement c'est pas vraiment moi qui vais parler

SPEAKER_00

donc ça devrait aller donc on a eu la

SPEAKER_01

confirmation voilà et bah écoute Greg encore une fois bienvenue, ravi de te recevoir, moi j'ai vraiment plein de questions pour toi parce que je connais assez peu ou même pas du tout ton univers mais mais j'ai quand même l'impression que tu le vis à fond. Donc, je suis certain qu'il va y avoir plein d'anecdotes très intéressantes, plein de réflexions que tu vas pouvoir nous partager sur la chute libre et… Alors, attends, d'ailleurs, déjà, je m'embrouille. Il y a free fly, chute libre, c'est la même chose, on est d'accord, c'est juste la traduction.

SPEAKER_00

Non, non, mais c'est ça. Et en plus, en fait, c'est ça qui est intéressant d'aller expliquer parce que beaucoup de gens n'ont pas conscience de toutes les disciplines qui existent dans le parachutisme. Donc, si tu veux, je te fais une petite présentation.

SPEAKER_01

Eh bien, allez, ça va être ma première question et Est-ce que tu pouvais nous expliquer les nuances et globalement ce que tu fais, du

SPEAKER_00

coup

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors, très bien. Écoute, je dézoome un petit peu parce que les gens n'ont pas forcément l'habitude, encore une fois. Le parachutisme sportif, ce qui est pratiqué à des fins non militaires, donc par des civils, le parachutisme sportif, du coup, c'est beaucoup de catégories. Donc, on peut sauter de l'avion à différentes hauteurs pour différentes raisons, pour différents objectifs. Donc, il y a des gens qui ouvrent tout de suite leur voile, par exemple, qui font du voile contact. C'est c'est souvent à 2 ou à 4. Il y a des gens qui ouvrent aussi tout de suite leur voile pour faire de la navigation sous voile et de la précision d'atterrissage. Et après, il y a la partie chute. Donc nous, on monte un peu plus haut du coup. Et voilà, il y a des disciplines quand même qui sont très réputées et qui sont pratiquées dans le monde entier. Donc il y a le vol relatif. Donc c'est souvent à 4. Je pense que beaucoup de gens ont des images, ont déjà vu ces équipes à 4 évoluer dans le ciel. Donc voilà, là, je vais tout de suite introduire le fait qu'il y a toujours un vidéomane Donc, s'il y a quatre personnes à l'écran, en fait, c'est une équipe à cinq. Il y a les disciplines artistiques. Donc, nous, on fait partie de ça. C'est plus nouveau. Ça a une vingtaine d'années. Ça a apparu à peu près dans les années 2000. Et au début, il n'y avait que le free fly. Et à l'intérieur du free fly, au bout de quatre ou cinq ans, on a commencé à créer aussi le freestyle. Donc, du coup, il y a le free fly et il y a le freestyle. Donc, si vous voyez deux personnes à l'écran, c'est notre discipline, c'est le free fly. Donc, c'est une équipe à trois. Et si vous voyez une seule personne à l'écran, c'est

SPEAKER_01

du freestyle et c'est

SPEAKER_00

une équipe à

SPEAKER_01

deux. D'accord, ok. Intéressant de voir comment tout ça a évolué et du coup, des nuances qui se sont installées. Alors, j'ai plein de questions, mais peut-être qu'avant qu'on rentre dans le technique, je serais curieux de savoir, toi, comment est-ce que tu as découvert cette pratique

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Il y a combien de temps

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Parce que tu viens de dire que c'est assez nouveau, une vingtaine d'années. Et puis, on va commencer

SPEAKER_00

par ça. Ma rencontre à moi dans le parachutisme, elle est... Elle est assez marrante, je trouve. Alors, mon père faisait de l'aviation en loisir. Donc, de temps en temps, il m'amenait faire du DR400 ou du Cessna 152, les tout petits coucous, là. Et une fois, je dois avoir 7-8 ans, on va se poser sur une structure qui faisait aussi du parachutisme. C'était à Saint-Galmier, là où est faite cette fameuse eau pétillante que tout le monde connaît. Et du coup, voilà, j'ai vu pour la première fois des voiles ouvrir et des mecs se poser juste devant donc vraiment j'ai été complètement hypnotisé par ce qui se passait devant mes yeux on voit déjà dans des dessins animés ou des films des parachutistes quand on est tout petit comme ça mais on se rend pas compte que ça existe vraiment c'est tellement flou comme concept le parachutisme donc là j'ai vu en live c'était une forte réaction émotionnelle et voilà donc j'avais ça qui traînait dans mon esprit et en fait c'est 3-4 ans plus tard donc j'étais ado et il y a eu toutes ces de films hollywoodiens qui proposait des scènes de chute incroyable il ya vraiment eu une grosse série de films et là je suis devenu complètement voilà j'étais accro et c'est marrant parce que j'avais pas encore l'âge de sauter je me suis renseigné il fallait attendre d'avoir 16 ans et j'étais déjà complètement persuadé convaincu que ça ferait partie de ma vie c'était trop fou comme comme comme concept je voulais à tout prix faire du parachutisme tout

SPEAKER_01

le temps quoi waouh c'était quoi un peu les films dont tu parles c'est des démissions un peu aussi des James Bond ce genre de films

SPEAKER_00

d'action

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Il y avait dans les films d'agents secrets il y avait des scènes mais qui étaient presque un peu trop pro ou un peu trop cascade moi je parle plutôt des films alors c'était Drop Zone Cutaway, Terminal Velocity évidemment le Point Break tous ces films là c'est un petit peu le concours de qui allait avoir la scène de chute libre la plus dingue donc c'était des scènes longues au final, ça prenait toujours 5-6 minutes voire plus dans le film, c'était récurrent comme dans Terminal Velocity avec Charlie Sheen et à chaque fois c'était juste dingue parce que les mecs voilà encore une fois c'était le concours de celui qui allait trouver dans le scénario la scène la plus dingue et amener à l'écran jusqu'au fameux dans Point Break à la fin du film donc là il y a beaucoup de scènes de chute libre c'est récurrent dans le film à la fin il saute même sans parachute il est tellement énervé qu'il poursuit son pote il a juste son flingue à la main et son plan c'est de rattraper son copain parce qu'il a plus d'autres plans du coup donc voilà ça c'était complètement dingue alors c'était pas pour faire ça mon rêve c'était pas de sauter sans parachute avec un flingue à la main je préfère le préciser non mais c'était complètement dingue de voir que l'être humain était capable de faire ça et je savais que ça allait faire partie de ma vie

SPEAKER_01

Qu'est-ce qui se passe du coup entre tes 12 ans où tu vois ces films qui te confortent, qui te font dire ok c'est sûr le parachutisme fera partie de ma vie et tes 16 ans est-ce que t'as pu commencer à faire du parachutisme à 16 ans tu disais qu'il faut avoir 16 ans minimum

SPEAKER_00

Oui alors là c'est la période de patience mais du coup de prise d'informations, de renseignements donc je suis retourné pas mal de fois dans ce paraclub il ya le le le magazine paramag qui laissait volontairement des paramag du coup il y en avait dans chaque paraclub et il laissait aussi des fascicules d'abonnement et du coup c'était une période intéressante parce que clairement à 14 ans pour le frisson on aimerait bien sauter on aimerait bien aller dans un avion mais en même temps on est content d'être un peu trop jeune aussi parce que c'est quand même très jeune donc j'étais content au final d'avoir ces deux ans de réflexion et de confirmation et et de prise de renseignements. C'était

SPEAKER_01

très bien. Et les débuts, comment est-ce qu'on se met à sauter du coup si demain, je ne sais pas, quelqu'un écoute le podcast, qu'il est 16 ans ou plus, mais qui se dit j'ai envie de le tenter. C'est quoi les premiers pas

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

J'imagine que est-ce que tu sautes tout de suite ou il y a de la théorie

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Pendant combien de temps tu sautes avec quelqu'un

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Très bien. En fait, il y a à mon sens deux façons. C'est les façons les plus simples qu'on va évoquer aujourd'hui. Mais c'est sûr que ça a très bien évolué. C'est très facile aujourd'hui de se renseigner. Vous tapez sur Google parachutisme et même parachutisme sportif ou découverte ou baptême vous avez toutes les informations quel que soit l'endroit où vous habitez en France il y a plus d'une centaine de structures ce sera facile d'en trouver une donc soit vous faites un baptême donc il y a toujours comme tu disais une préparation théorique donc pour un baptême la théorie on parle de 10 à 15 minutes c'est vraiment volontairement très simple parce que clairement ça l'est c'est le gros du travail est réalisé par le moniteur et vous vous devez profiter un maximum donc on a simplifié au max c'est vraiment la découverte du parachutisme caviar mais tant mieux c'est fait pour ça et il y a ces gens qui veulent faire du coup une formation dès le début c'est pour faire un stage normalement en pack mais on peut aussi faire la formation pour faire un seul saut si on n'est pas sûr on prévoit un seul saut et puis souvent les gens finalement ils mordent et puis après ils font la formation ensuite mais cette formation qui prévoit 7 sauts là par contre elle prévoit une théorie d'une journée entière donc là il y a quasiment voilà si on a de la chance on va faire le premier saut à 17h30 18h le soir mais souvent c'est le lendemain le lendemain matin qu'on est dans les jours d'accord

SPEAKER_01

tu peux nous parler de ton premier saut

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

mon premier saut oui oh là là mon premier saut c'est dingue parce que vraiment pour de vrai il s'est passé un truc assez rare assez fou donc je pars faire cette formation avec mon meilleur ami Fred Plaquési parce que je me sentais pas d'y aller tout seul quand même et lui était hyper content évidemment de se joindre à cette aventure donc aucun souci on regardait les mêmes films ça n'a pas été difficile de le convaincre et on se retrouve dans cette formation et voilà et on se retrouve du coup nous c'était le lendemain aussi après l'entraînement pour les sauts en automatique on se retrouve à attendre l'avion en bout de piste donc on marche et on regarde les précédents on était un groupe de 7-8 donc il y avait les deux les deux personnes qui nous précédaient qui s'apprêtent à sauter et en fait il y a la dernière personne à sauter sur le stick de deux et Elle fait un truc mais assez invraisemblable et elle se met en boule tout de suite. Je pense que c'est quelqu'un qui a eu très peur. Elle se met en boule tout de suite. En fait, elle accroche cette SOA avec le petit extracteur. Je ne sais même pas comment c'est possible aujourd'hui si tu me demandais de le faire. Je pense que même moi, je n'arriverais pas à le faire, ça. Mais cette personne s'est débrouillée pour, du coup, empêcher l'ouverture de son parachute tellement qu'elle était terrorisée et qu'elle était en boule. Et du coup, en fait, elle a mis 10-15 secondes avant de lâcher cette sangle. Et en fait, les chutes libres qu'on constatait du sol, qui duraient à chaque fois une seconde et demie, deux secondes, le saut en automatique, si tu veux, on saute beaucoup plus bas, on est seulement à 1000 mètres, et le parachute est censé s'ouvrir tout de suite. Et là, on voit que la personne chute, chute, chute, chute, et le moniteur qui hurle dans la radio de lancer la procédure de secours. Alors, je ne pense pas que c'était audible à ce moment-là dans la radio, mais en tout cas, c'est la procédure. Donc, si tu veux, je suis là au bout de la piste, en train de regarder un truc qui n'est pas censé se produire, et un homme qui tente en hurlant dans la radio de faire quelque chose du sol et ça s'est ouvert et je me suis dit waouh ah ouais on est c'est chaud quand même là où on est et en fait il m'a dit écoute ça n'arrive jamais clairement ce qui s'est passé et en fait ce qui était rassurant c'est de voir que même avec un truc qui se produit jamais ça se passait bien quand même donc quelque part ça faisait peur mais c'était rassurant aussi donc mais c'était pour te décrire un petit peu le contexte un peu fou dans lequel j'ai fait mon premier saut et donc cet avion là le Cessna 185 je sais pas si ça parlera aux gens qui écoutent écoute, c'est pas très grand non plus comme avion, et ça a la particularité d'avoir une porte qui s'ouvre, en fait, les charnières, elles sont en haut de la porte, donc la charnière va se plaquer contre l'aile, tu vois, elle s'ouvre comme ça, au lieu de s'ouvrir et de t'ouvrir à un plan gauche-droite, elle va se plaquer à la verticale sous l'aile. Donc, le moniteur ouvre la porte, et en fait, il peut pas t'accompagner, parce qu'il y a juste la place copilote, donc tu vas sur tes genoux à quatre pattes à côté du pilote, mais tes jambes dans le vide avec la roue qui tourne dans le vide et tu dois sauter sans la présence de ton moniteur qui est loin derrière toi et qui te dit vas-y, on saute. Au niveau mise en scène, on est au top. Donc c'était des vieilles, c'était des anciennes façons d'apprendre le parachutisme. Ça existe toujours pour ceux, les braves qui ont envie de le faire, ça existe. Mais en tout cas, aujourd'hui, on est passé à la PAC. Donc c'est beaucoup plus simple, beaucoup plus aérien, j'ai envie de dire. On monte à 4000 mètres dès le début. On a deux moniteurs avec nous qui pour le coup nous lâcherons pas de tout le saut et on a un troisième moniteur en bas qui nous attend pour la radio donc la prise en charge est encore plus optimale et c'est beaucoup plus simple et on fait de la chute libre dès le début c'est beaucoup plus sympa beaucoup plus

SPEAKER_01

simple et du coup au moment donc là le contexte est assez clair j'imagine qu'effectivement pour un premier saut tu vois quelqu'un qui fait 10-15 secondes de chute libre au lieu des une seconde habituelle ça doit faire bizarre le moment où tu t'élances après avoir entendu toutes ces années et que tu vis pour la première fois les sensations de la chute, qu'est-ce qui se passe émotionnellement, dans ta tête, cérébralement, qu'est-ce que tu te dis

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Est-ce que c'est un moment marquant ou finalement pas tant que ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors, chacun le vit un petit peu comme il le souhaite. Moi, à ce moment-là, j'avais un très bon moniteur et j'avais pris la décision de me couper légèrement de mes émotions. C'est-à-dire que tu peux décider si c'est vraiment un truc qui est pas pour toi et que t'as pas le choix de le faire ou si t'es très jeune ça correspond un petit peu au même état d'esprit de te dire ok je vais pas me laisser envahir par mes émotions parce qu'il y a beaucoup de choses en moi qui me dit qu'il faut pas le faire que c'est pas normal etc ce qui est plutôt sain comme façon de penser et du coup tu peux faire le choix un petit peu comme un soldat comme un robot comme une machine de dire ok je réfléchis pas trop je vais suivre les procédures je vais suivre les recommandations les instructions et puis j'y vais en fait et ça marche très bien de faire comme ça c'est pas si dur au final quand on a décidé de toute façon que l'objectif c'était de faire ça moi je voulais sauter en parachute je savais qu'il fallait passer par là je savais que j'étais très jeune donc émotionnellement c'était compliqué donc j'avais fait ce choix là et ça a très bien marché ça a très bien fonctionné pour moi mais du coup tu prends tellement sur toi que tu vis pas autant que tu pourrais j'imagine ce ou ces premiers sauts vraiment tu te fais violence et tu prends sur

SPEAKER_01

toi

SPEAKER_00

ok Mais du coup, pour les frapper, j'ajoute, c'est une exclusivité quand même. Ce que je vous ai raconté sur la personne qui a sauté avant moi, qui a vécu cet énorme retard à l'ouverture, je ne l'avais jamais raconté pour l'instant parce que j'ai parlé un peu aux gens. Là, c'est les frapper quand même. Il faut de l'exclusivité. C'est la première fois que je

SPEAKER_01

le raconte. Énorme. Écoute, merci pour ça. Aujourd'hui, tu as quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Tu as quasiment 10 000 sauts

SPEAKER_00

du coup

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors voilà, j'y arrive enfin et c'est pour cette année. Donc, j'en suis très content. Je vais essayer justement de choisir une destination à la hauteur pour fêter ce 10 000 sauts, mais il va tomber cette année, oui. Génial.

SPEAKER_01

Pour qu'on ait un peu une idée, il y a combien de personnes dans le parachutisme civil, du coup, qui arrivent à ce seuil des 10 000

SPEAKER_00

sauts

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Tu vois, ça a changé au fil des années. C'est-à-dire que moi, quand j'ai commencé le parachutisme au début des années 2000, fin des années 90, un moniteur, il avait 5 000 sauts, 6 000 sauts. Un moniteur qui avait consacré sa carrière entière dedans. Mais pourquoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Parce qu'en fait, les avions à l'époque étaient beaucoup plus lents, mettaient beaucoup plus de temps à monter. La pratique était aussi moins assidue. Donc, c'était normal pour un mec avec 25 ans, 30 ans de para, d'avoir 5 ou 6 000 sauts, même s'il avait consacré sa vie. Aujourd'hui, on a des outils vraiment différents. On est capable aussi d'aller sauter l'hiver dans d'autres endroits, de quasiment jamais s'arrêter de sauter. Donc, en fait, un moniteur aujourd'hui qui a fait un peu d'équipe de France et qui a consacré sa vie, il a facilement entre 20 et 25 000 sauts, donc c'est un énorme, c'est un nombre qui est vraiment balèze, pour le même nombre d'années de pratique que j'ai, parce que moi j'arrive à 26 ans de parachutisme, bientôt 27 en fait même, et pourquoi, vous allez dire, pourquoi Greg du coup il a que 10 000, et bien en fait j'ai la moitié moins quasiment qu'un de mes homologues pourrait avoir, parce que moi je fais du coup l'alternance parfaite avec la soufflerie, je passe vraiment beaucoup beaucoup de temps en soufflerie. J'ai pris le temps de passer toutes les qualifs possibles et je fais beaucoup d'instructions en soufflerie. Je prépare autant des parachutistes que des coachs et que des instructeurs. Et du coup, fatalement, j'ai un peu moins de sauts. Mais je suis bien content de ce

SPEAKER_01

profil-là.

UNKNOWN

Du coup...

SPEAKER_01

Alors attends, parce que là, déjà d'un côté technique, tu disais les sauts quand toi tu as commencé, c'était à peu près 1000 mètres. Aujourd'hui, c'est plutôt 4000, c'est ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Tu sautes à 4000 aujourd'hui.

SPEAKER_00

Voilà, il y avait une proportion, on va dire, il y avait 15-20% du parachutisme qui se faisait en saut automatique entre 1000, 1200 mètres. Et il y avait beaucoup de sauts aussi commandés pour l'apprentissage. Justement, on ne va pas du saut automatique aux 4000 mètres parce que nous, notre apprentissage, il se fait... sans moniteur en chute libre qui nous accompagne. Moi, la première fois que j'ai vu quelqu'un en chute libre en face de moi, ça faisait déjà 40 sauts que je sautais tout seul en chute libre. Je n'avais jamais vu quelqu'un en face de moi. Ce n'était pas du tout le même apprentissage. Donc, si tu veux, il y avait les sauts à 1 500, les sauts à 2 000, les sauts à 2 500, des fois des sauts même à 3 000 avant d'avoir la fameuse autorisation de monter à 4 000. Ce n'était pas du tout la même façon de pratiquer le parachutisme qu'aujourd'hui. Aujourd'hui, effectivement, c'est beaucoup plus simple, tout le monde monte à 4000 parce que par défaut dans ton avion t'auras des tandems, t'auras des gens qui s'entraînent t'auras des gens en loisirs mais tout le monde a envie de monter à 4000, tout le monde veut avoir sa minute de chute libre donc c'est plus simple au final d'avoir créé cette formation même pour les baptêmes, même pour les initiations cette formation là qui emmène tout le monde à 4000 c'est beaucoup plus simple au final

SPEAKER_01

parce que tu dis une minute de chute libre en sautant à 4000, tu descends à quelle vitesse du coup pendant la phase de chute

SPEAKER_00

libre

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors pour faciliter les calculs, on dit qu'on va à 50 mètres par seconde en chute libre. Les premiers 300 mètres sont un peu plus longs. Les premiers 300 mètres, on va mettre une bonne dizaine de secondes pour les faire, mais après, ça va un petit peu plus vite. C'est pour ça qu'on dit, en gros, jusqu'à l'ouverture du parachute, parce que quel que soit le saut qu'on va réaliser, que ce soit en 2D ou en 3D, on va établir une hauteur à laquelle on va se séparer, qu'on soit à 2 ou à plus. Il à une hauteur au bout d'un moment on va dire ok là maintenant on arrête la phase travail en chute et puis on va prendre un temps pour s'éloigner les uns des autres pour ouvrir son parachute dans son petit coin de ciel mais tout ça ça compte c'est toujours de la chute libre évidemment donc de la sortie de l'avion jusqu'à l'ouverture du parachute on n'est pas loin de la minute alors en freefly oui on va souvent on est à 55 secondes ou 50 secondes mais en gros voilà un cadre entier de trotteuse là de chute libre ce qui est un temps quand on est dans le ciel qui est très très long c'est génial

SPEAKER_01

Punaise. Impressionnant. Et donc, globalement, l'altitude max adaptée à ce que tu fais, c'est 4000. Il y a un intérêt à sauter plus haut ou pas vraiment

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors, des fois, on a besoin de sauter plus haut. Tout ce qui va être record, par exemple, où on va se mettre à sauter très nombreux avec des flottes aériennes, on va être 3 avions, 5 avions, jusqu'à 10 avions, d'ailleurs, sur les dernières tentatives de record du monde. Et là, il y a beaucoup de gens, qui dit beaucoup de gens, dit il faut plus de temps pour se retrouver dans le ciel et aussi il faudra beaucoup plus de temps à la fin du saut pour cette fameuse séparation donc là il va falloir rajouter 1000 mètres 1500 mètres, voire 2000 mètres au record du monde, on saute à 6000 au lieu de 4000, donc voilà, là c'est intéressant de monter plus haut mais ça vient avec aussi une problématique, c'est qu'il faut de l'oxygène donc ça a un coût ça a un coût parce que à plusieurs niveaux, les avions du coup doivent monter plus haut, ils passent plus de temps en l'air, donc il y a une consommation de carburant qui est double. Donc, le prix du saut, il est double. Et en plus, elle emporte l'oxygène. Et ça te fatigue beaucoup plus de faire des sauts comme ça. Donc, si c'est exceptionnel, tout va bien. Mais on ne pourrait pas faire ça tous les jours. Le 4 000 mètres, c'est volontairement le meilleur ratio qu'on ait trouvé au niveau fatigue, au niveau consommation de l'avion, au coût du saut. Et au niveau, on est en dessous de la limite d'emport d'oxygène. On n'est pas obligé d'en avoir. Donc, tout va bien. C'est vraiment le compromis parfait, les 4 000 mètres. millimètres.

SPEAKER_01

Pour que ce soit bien clair pour toutes celles et ceux qui nous écoutent aujourd'hui, tu vis de ton activité, c'est ton métier à quel moment est-ce que c'est devenu c'est devenu ton activité principale, professionnelle qui te

SPEAKER_00

rémunère

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Vivre du parachutisme c'est une question qui va intéresser forcément beaucoup de gens, en fait à mon sens il y a deux grandes façons différentes de vivre du parachutisme soit on est moniteur et du coup c'est bien d'avoir plusieurs qualifs, c'est à dire d'avoir la possibilité de faire du tandem ou de la pack justement ces deux façons là que j'ai cité tout à l'heure d'emmener les gens à s'initier au parachutisme et du coup c'est bien aussi d'avoir une autre qualif en plus pourquoi pas réparateur, plieur de voile de secours pour l'hiver ou de prévoir du coup l'hiver d'aller sur ces destinations qui permettent de continuer à sauter voilà ça c'est la façon de pratiquer de vue du parachutisme un peu du côté monitorat si on est plus du côté compétiteur du coup c'est bien d'avoir ces qualifications justement de moniteur en soufflerie parce que du coup on va pouvoir déjà être de plus en plus performant dans le ciel c'est le but il faut vraiment alterner volontairement la pratique indoor et outdoor et en plus du coup on peut donner des cours dès qu'on a les qualifications de coach en soufflerie on peut donner des cours ça permet à la fois de continuer à être de plus en plus fort et puis du coup c'est rémunérateur évidemment donc c'est les deux profils si tu veux les deux plus grands profils répandus en France

SPEAKER_01

d'accord c'est quoi les grandes différences entre entre les vols en soufflerie et les vols à l'air libre

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Est-ce que techniquement, l'approche est très différente ou tu arrives à reproduire avec l'ensoufflerie exactement les conditions à l'air libre

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

C'est pareil, c'est une question qui revient souvent. Le truc, c'est que oui, c'est la même chose, mais on n'a pas les mêmes contraintes. Du coup, on n'a pas les mêmes résultats. Je fais un parallèle, c'est un peu comme comparer la plongée en bouteille et puis la plongée en apnée. Il y en a un qui est soumis à« on ne peut pas faire tous les mouvements qu'on veut», c'est le plongée en bouteille, et en apnée on peut faire un petit peu ce qu'on veut. C'est un petit peu pareil en indoor, c'est-à-dire que là on n'a plus le parachute, il fait 10 kilos quand même, donc c'est quand même pas rien, il prend quand même pas mal le vent parce qu'il dépasse beaucoup, donc ça change quand même pas mal d'informations sensorielles et puis ça permet du coup d'évoluer un peu différemment, d'avoir ou pas à ce parachute dans le dos en tout cas ce qu'on aime bien dire nous c'est que ça permet surtout la soufflerie de progresser beaucoup individuellement on s'en sert pour devenir le plus fort possible individuellement pour après du coup pouvoir ramener ces compétences là améliorées ou nouvelles dans l'équipe dans l'équipe dans laquelle on fait partie si on voulait vraiment préparer un saut à deux ou à trois en indoor il faudrait du coup prendre des parachutes même en indoor pas forcément lestés mais au moins pour avoir la même gêne de harness serré et puis de formes qui dépassent. Il faudrait, à mon sens, aller dans les Émirats Arabes Unis, là, à Abu Dhabi, la plus grande soufflerie du monde. Là, ils ont 10 mètres de diamètre. C'est vraiment gigantesque. Et là, on pourrait éventuellement répéter un saut à trois parce que ça prend de la place, un saut à trois qui ne rentre pas, évidemment, dans les souffleries

SPEAKER_01

conventionnelles. Oui. D'accord. Donc, une compétition de free fly, ça consiste en quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Exactement. Comment est-ce que tu es évalué

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Punaise, excuse-moi, je vais la refaire. Pas de problème. Désolé Grieg. Donc là, tu évoquais les compétitions, le fait de devenir meilleur individuellement grâce à la soufflerie, donc la notion de performance aussi. Comment est-ce que ça se passe en compétition

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Qu'est-ce qui est évalué

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Et c'est quoi les enjeux, en tout cas les items sur lesquels il faut être

SPEAKER_00

bon

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Le free fly, en fait, c'est vraiment, pour le coup, une discipline artiste donc il va falloir créer chaque équipe créer son saut le plus harmonieux possible avec le plus de figures possible avoir des lignes de vol qui inclut le vidéoman donc faut vraiment faire du vol à trois toi si ça fait que tourner à l'horizontale ou si ça fait que faire des boucles à la verticale ça sera moins intéressant que s'il y ait une alternance de ces deux choses c'est bien aussi de construire des figures à deux c'est à dire d'avoir justement nous on faisait des portées on faisait des tête-tête on faisait des choses comme ça des constructions donc si Si tu alternes un petit peu du vol, de la construction, du vol synchro, du vol à deux, enfin du vol à trois, mais on voit deux personnes à l'écran, c'est un peu comme comparé avec la Patrouille de France. C'est joli de voir un vol synchro très serré. Tu commences à avoir un saut qui est présentable à un jury. En fait, les juges, eux, ils attendent de noter ton saut techniquement et artistiquement. Donc, il faut vraiment remplir son saut de figures les plus compétentes compliqué possible à ton niveau bien sûr et puis le remplir de plus de moves possibles alors c'est dangereux d'en mettre un peu trop c'est comme les choix de présentation de kata au karaté c'est à dire que des fois il vaut mieux prévoir un truc un peu plus light comme programme mais être sûr de le sortir à tous les coups et surtout qu'il soit similaire à chaque fois donc stratégiquement il faut vraiment évoluer progressivement entre ce qu'on est capable de faire et puis ce qu'on est capable de présenter c'est pas tout à fait la même chose et ces compétitions là de free fly qu'elles soient national ou international évidemment on est calqué c'est la même chose on présente 7 sauts donc 5 fois on présentera ce saut libre qu'on a créé en équipe qui doit être du coup similaire tout le temps et on aura 2 sauts d'imposés donc toutes les équipes sont soumises aux mêmes figures du coup toutes les équipes doivent présenter au saut numéro 2 au saut numéro 5 le même saut c'est une façon d'ailleurs pour les juges de vérifier vraiment qui sont les plus compétents et qui sont les plus précis les plus entraînés

SPEAKER_01

D'accord, donc il n'y a que sur ces deux sauts que tu as des figures imposées. C'est ça. Dans les cinq sauts que tu crées toi, c'est complètement libre.

SPEAKER_00

Voilà, c'est complètement libre. Et c'est stratégique de leur part d'avoir posé l'imposé numéro 1 au saut numéro 2 et l'imposé numéro 2 au saut numéro 5 parce que ça t'empêche de prendre une habitude de répétition dans la compétition. Ça te casse à chaque fois ton élan et du coup, il faut vraiment s'entraîner dans ce sens là nous régulièrement les français je sais pas ce que font les étrangers mais régulièrement quelques jours avant la compétition on arrêtait de s'entraîner en faisant de la répétition de move ou de la répétition de saut et on se faisait justement des schémas des fausses compètes pour justement commencer à avoir l'obligation de switcher sans arrêt du saut libre au saut imposé et de pas pouvoir s'endormir sur de la

SPEAKER_01

répétition ouais d'accord et donc pour terminer sur le sujet compétition en tout cas les règles j'imagine que tout le monde saute de la même altitude et t'as une obligation d'ouvrir le parachute à une certaine altitude aussi pour que chacun ait exactement le même temps de chute libre

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors on a effectivement le même format d'évolution donc on va effectivement sauter à la même altitude si possible avec la même nébulosité tu vois faut pas qu'il y en a qui sautent sous la pluie alors que l'autre il a un grand soleil, on va essayer de faire ça mais sinon exactement comment ça se passe à chaque saut les juges vont installer une fiche dans le l'avion qui annonce le round. Si c'est le saut 3 par exemple, le vidéomane aura l'obligation de mettre en route sa caméra et il ne peut plus la couper. Donc il met en route la caméra quand on a une minute du largage pour filmer cette fameuse fiche avec les visages des deux performeurs. Il ne coupe plus la caméra et quand l'équipe va se mettre en place à la porte de l'avion, parce qu'il peut y avoir des mises en place dans l'avion ou de dehors, ça dépend du saut, le chrono par contre, partira à partir du moment où l'équipe lâche l'avion et il s'arrête au bout de 45 secondes donc du coup c'est pas l'ouverture du parachute c'est vraiment une maîtrise de temps et c'est bien que tu poses cette question parce que ça me permet de rajouter qu'il y a ça effectivement à prendre en compte c'est vraiment une musique à maîtriser c'est vraiment un timing parfait à maîtriser parce que si malheureusement on finit le saut à 46 secondes et bien il y a une seconde qui est hors temps qui sera pas du tout pris en charge d'ailleurs l'image est figée au bout de 45 secondes quoi qu'il arrive donc ça peut arriver d'être figé entre deux mouvements et du coup c'est un peu catastrophique déjà pour le rendu visuel et en plus pour la note du coup il y a une pénalité et c'est pas forcément bienvenu non plus de finir deux secondes en avance et d'avoir du bleu voire pire le videomane qui commence à filmer le sol pendant deux secondes à l'écran donc voilà c'est vraiment une maîtrise parfaite du temps qui est demandée aussi en tout cas toutes les équipes sont logées à cette même enseigne

SPEAKER_01

d'accord c'est super intéressant au moment où on enregistre il y a il y a l'épisode de la semaine qui vient d'être diffusé, c'est avec Maë Bérénice Médité qui est une athlète olympique en patinage artistique et c'est intéressant parce qu'on avait échangé du coup sur cette notion aussi de performance sportive et artistique où forcément l'un va avec l'autre dans sa discipline. Je n'avais pas forcément en tête, tu vois, que c'était le cas aussi pour le free fly. Donc, comment est-ce que ça, tu le travailles

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Est-ce qu'il y a uniquement en sautant que tu peux devenir meilleur en chute libre ou est-ce que tu as aussi des exercices de visualisation par exemple où tu te vois répéter les mouvements comment tu le prépares

SPEAKER_00

ça et bien à mon sens tout ce qui est tout ce qui est artistique que ce soit sur terre dans l'eau ou dans le ciel je pense parce que la natation synchronisée aussi tout ce qui est artistique en fait implique les mêmes les mêmes règles en fait pour progresser de progression c'est beaucoup d'imagerie mais il y a vraiment un travail on n'en fait jamais trop j'ai envie de dire alors il faut être bien disponible bien reposé ou alors du coup sous le stress essayer de faire la part des choses et de le faire d'une façon intelligente mais en tout cas se projeter mentalement sur ce qu'on est censé ressentir et ce qu'on est censé voir c'est hyper important parce que on va sans arrêt du coup le vérifier avec ce qu'on vit du coup en évolution 3D et du coup recaler sans arrêt cette imagerie mentale jusqu'à ce que ça devienne vraiment la même chose on sait plus si on est en imagerie mentale si on est en train de sauter ou pas quand on ferme les yeux et qu'on vit notre saut ou l'évolution patinage artistique ou natation synchronisée le cerveau il fait plus la différence les yeux fermés si on est vraiment en train de vivre le truc ou pas et là ça veut dire que ça y est on a vraiment suffisamment répété l'un et l'autre pour que l'imagerie mentale soit devenue un vrai outil d'entraînement supplémentaire là on arrive à doubler quasiment le temps d'entraînement et on arrive juste justement, à anticiper ces mini temps d'avance ou temps de retard, parce que la maîtrise du temps, elle fait partie, justement, du jeu. C'est-à-dire que si on a plusieurs performeurs autour de nous, il faut bien qu'on s'accorde avec eux. Si on fait son travail tout seul, du coup, on va mettre dans le jus le reste de son équipe, ce n'est pas le but. Et puis aussi, pour être le plus performant possible, il faut être à l'heure, de toute façon, sur chacun de tes moves. Donc, il faut avoir conscience de ce qui nous crée du retard dans nos déplacements, et des gens qui sont grandes et des gens qui sont petits et des gens qui sont nerveux et des gens qui sont plutôt un peu lents donc il va falloir et répéter pour de vrai et faire un énorme travail d'imagerie mentale pour devenir justement plus compétent encore une fois individuellement pour pouvoir servir le résultat en équipe

SPEAKER_01

excellent dans le document que tu m'as envoyé il y a plusieurs photos où vous êtes en train de faire des figures alors j'imagine il y en a une qui est ce que tu as appelé tout à l'heure un peu plus tôt le tête à tête donc on voit on en a pas encore parlé d'ailleurs mais mais tu sautes avec Karine, ta compagne. Oui. Et donc, j'ai l'impression, tu me dis si je me trompe, que sur cette photo, vous êtes en combinaison rouge, visière noire. J'ai l'impression que Karine est en dessous. Elle regarde le sol, une jambe tendue et c'est toi qui es au-dessus, complètement à l'envers avec le haut de ton casque qui touche l'arrière du

SPEAKER_00

sien, c'est ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

C'est ça, c'est ça. Alors, cette figure, tu l'as très bien décrit, c'est le Down Under. On avait appelé ça, on lui avait donné un nom c'était justement pendant la préparation de la compétition en Australie donc on avait un championnat du monde sur la Gold Coast en Australie c'était complètement dingue pour un français de partir aussi loin pour faire un championnat du monde c'était génial et du coup voilà on voulait mettre le paquet donc ces combinaisons qui sont censées représenter des motifs aborigènes alors les aborigènes c'est très pacifique comme tribu et du coup normalement c'est plutôt des ronds alors c'est tout le temps un système de petits points comme tu peux constater sur les combinaisons, mais c'est plutôt normalement des cercles qui dessinent, et nous, il fallait quand même qu'on fasse un truc un peu agressif, un peu guerrier, donc on a pris des lignes droites, donc on a fait un compromis, mais en tout cas, c'est motif aborigène, casque aussi, ça représente le masque aborigène, et cette figure-là, le down-under, on est à l'envers, on ne sait plus si la figure, parce qu'elle peut être observée aussi bien à l'endroit qu'à l'envers, cette figure, elle fonctionne dans les deux sens, et voilà, c'est un agencement spécial créé pour

SPEAKER_01

l'Australie. D'accord. Ce qui est marquant sur cette figure, au-delà de la position qui est impressionnante, j'imagine qu'en termes de précision, il faut vraiment être dans le contrôle total pour arriver à se caler dans cette position-là. Je mettrais une photo, je ne sais pas comment je vais faire, mais il y aura une photo disponible pour les gens qui nous écoutent. Mais la question que j'ai, c'est qu'on voit que, par exemple, tu as une main qui est... Vous n'êtes pas parfaitement symétrique. Les les bras ne sont pas parfaitement mis de la même manière, mais on voit que les doigts sont très resserrés. En fait, ça donne l'impression que c'est vraiment un travail de précision absolue puisque j'imagine que vous n'êtes pas symétrique parce que vous êtes en chute libre, donc il y a des courants d'air qui vous obligent à vous stabiliser en permanence. Est-ce que tu arriverais à nous expliquer pour quelqu'un qui ne fait pas de la chute libre à quel point c'est précis

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

C'est-à-dire, je ne sais pas si par exemple, dans la chute libre, si tu écartes les doigts, est-ce que ça a un impact immédiat sur la position de ton corps

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

J'aimerais bien comprendre à quel point le pilotage de ton corps doit être précis et à quel point tu peux l'influencer avec des mouvements plus ou moins importants.

SPEAKER_00

Très bien, très bonne question. En fait, comme dans beaucoup de sports de glisse ou de déplacement à haute vitesse, plus on va atteindre un niveau... plus il va falloir avoir un carénage fin et puis une façon de piloter précise et fine. Je peux prendre l'exemple en voiture, en moto, mais je vais garder l'image de la patrouille de France. Pour que les mecs soient capables de voler à un mètre l'un de l'autre, il faut des avions très rapides, très carénés et un pilotage très fin et une concentration super élevée. Et du coup, c'est ce qui donne ce résultat-là de vol très serré. Du coup, nous, on l'expérimente même quand on fait une figure comme ça. C'est-à-dire qu'effectivement, c'est ultra précis. On a fait plein de tests avant et bien sûr, sur les sauts sur lesquels ça ne marche pas, on voit clairement ce qui fait que ça ne marche pas. Donc, il faut tout régler petit à petit pour éliminer ces mauvais placements ou ces problèmes de façon de voler. Il ne faut pas gesticuler. Il faut avoir un vol très calme. Si on a des corrections à porter, il faut les faire justement, encore une fois, parallèles avec la patrouille de France. On ne donne pas des grands coups de correction. Il faut que ça soit très très très fin, et là par exemple pour cette figure en particulier on part sur une roue, donc je tiens le haut et le bas du parachute de Karine une fois que la roue est effectuée que ça y est elle est installée à l'horizontale moi je dois aller placer ma tête exactement au milieu de son parachute c'est à dire qu'il y a un compartiment en parachute de secours qui est en haut du parachute et le compartiment parachute principal, la voile qu'on ouvre à chaque fois qui est en bas, et du coup entre les deux, on s'imagine bien il y a un espèce d'espace passe un peu plus plat et j'ai pas le choix, il faut absolument que j'installe ma tête à cet endroit là donc je m'entraînais des fois sans Karine je prenais son parachute et je mettais mon casque et je passais comme ça des fois des périodes de 5-10 minutes à regarder exactement quelle était la distance entre ma main avant et mon front comment était installé exactement le parachute, le ressenti que je devais avoir parce que si je ne mettais pas ma tête exactement là, je glissais et le saut était raté. Et une fois que j'avais déterminé quel était l'endroit, il fallait tout de suite que je mette beaucoup plus de poids donc je faisais exprès du coup de prendre un peu comme le F14 dans Top Gun le premier j'abaissais les ailes pour justement accélérer pour être lourd volontairement donc là c'était un compromis, il ne fallait pas non plus que je sois droit comme un piquet il fallait quand même que j'ai encore un peu d'air sur les mains mais je n'avais plus d'air sur le buste et plus d'air sur une bonne partie des jambes, je récupérais de l'air avec l'air qui faisait le contour de cette formation de Karine plus moi j'avais de l'air des genoux au pointe de pied et puis un petit peu sur les avant-bras c'est tout tout le reste était dans la dévente donc toi c'est déjà c'est déjà un compromis très compliqué et puis du coup voilà j'ai effectué mon 180 degrés et puis là la force des muscles abdominaux j'arrivais à me basculer être retombé dans les jambes de karine donc pour ceux qui auront la curiosité d'aller voir ce show qu'on a mis en place là pour le championnat du monde en australie la prise de risque pas physique mais la prise de risque dans l'agencement elle était optimale parce Parce que ce saut-là, quand il est réussi, il est, je l'espère en tout cas, impressionnant à regarder. Par contre, si ça ne marche pas, c'est la catastrophe complète. Là, Karine est en phase de freinage max, moi je suis en phase d'accélération max. Donc si on glisse, on a une séparation monstrueuse. Et du coup, pour le vidéomane, il y en a forcément un qui sort de l'écran. Enfin là, c'est catastrophique. Là, on passe de se battre pour être sur le podium à septième ou huitième en un seul saut. Donc la prise de risque était vraiment très très très forte.

SPEAKER_01

Et il finir sur ce championnat du monde, ça a donné quoi comme

SPEAKER_00

résultat

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

On avait gagné une coupe du monde en 2012. A savoir que dans notre sport, on a vraiment les deux compétitions. On a coupe du monde et championnat du monde. On nous l'avait bien rappelé dans notre évolution. L'important, c'est de gagner un championnat du monde. Nous, on s'est battus pendant des années et des années. Effectivement, en 2018 en Australie, on est arrivé à devenir champion

SPEAKER_01

du monde. Énorme. Bravo. Génial. Tu parlais de la prise de risque artistique et là je te pose une question vraiment en tant que novice qui n'a jamais fait de parachutisme où tu te libres ton sport à regarder c'est clairement impressionnant est-ce que c'est un sport qui est dangereux aussi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors c'est marrant parce que maintenant on se situe dans une zone un petit peu floue, j'explique pourquoi par exemple les gens qui connaissent bien savent que c'est tellement réglementé, tellement sécurisé, de par les façons de pratiquer, tous les brevets à passer, le matériel en lui-même, la préparation des gens, c'est devenu vraiment très sécurisé, et du coup, ça n'est plus vraiment dangereux. Alors, il y a toujours, comme c'est de la 3D, il y a toujours une erreur de pilotage possible, donc c'est possible d'aller se casser une jambe si vous faites n'importe quoi sous voile, tout comme c'est possible de se prendre un arbre en moto, en fait. C'est pas du tout, c'est exactement les mêmes rapports. Donc c'est devenu très, très sécurisé. Du coup, pour les gens qui ne s'intéressent pas trop, qui ne connaissent pas trop, on est encore classifié sport extrême. Mais pour des gens qui connaissent bien, comme par exemple les boissons énergisantes, pour eux, ce n'est pas du tout assez dangereux. Donc, ce n'est pas intéressant de nous avoir à leur côté comme ambassadeur. Donc, on est un peu pris au piège. Il faut à chaque fois avoir l'opportunité, la chance même d'expliquer ce que c'est pour dire non, non, en fait, on n'est plus du tout une pratique dangereuse. Pour prendre deux exemples, l'alpinisme et la boxe, tu vois, c'est deux sports là sont beaucoup plus dangereux, il y a beaucoup plus des chances malheureusement de mourir en pratiquant ces deux sports que le parachutisme, donc tu vois on est vraiment

SPEAKER_01

loin maintenant dans le tableau j'ai changé j'ai expliqué en intro que j'étais à Millau récemment et il y avait des projections de films d'aventuriers et certains aventuriers qui étaient là, du coup j'ai pu rencontrer Antoine Girard que j'imagine que toi le nom doit te parler dans ton univers qui est un parapentiste, enfin paralpiniste, je sais pas si le terme existe mais en tout cas qui fait du parapente et de l'alpinisme et qui combine les deux et qui est la personne sur terre qui est montée le plus haut en parapente à 8400 7 mètres et en fait il m'expliquait donc on discutait un peu aussi tu vois des risques de la pratique parce que c'est vrai que quand tu connais pas je vais poser à peu près la même question que toi tu vois à quel point est-ce que c'est dangereux tu te dis bah en fait t'es vendu hors l'air carrément plus dangereux ouais voilà mais en fait même sa réponse finalement elle est un peu dans ton sens enfin elle est carrément dans ton sens il disait la même chose que toi il disait que finalement dans 9 cas sur 10 les accidents sont des accidents liés au pilotage donc des accidents humains et pas des pas des accidents sur lesquels on peut avoir absolument aucune influence tu vois par exemple je sais pas un gros coup de vent une voile qui plie non non ça c'est extrêmement rare la plupart du temps c'est des erreurs humaines en fait donc assez intéressant finalement parce que c'est vrai que c'est super impressionnant tu vois c'est ce que je te disais quand on voit enfin chute libre moi je suis allé regarder un peu quelques vidéos etc tu te dis mais attend le délire les gars et les nanas sautent avec deux parachutes sur le dos un de secours un principal et tu vois faire des figures en l'air vous êtes plusieurs il y a une photo aussi dans le dossier je ne sais pas combien vous êtes mais il doit y avoir au moins une trentaine de personnes sur la photo vous faites un espèce de cercle avec des ramifications où vous donnez tous la main en chutant c'est super impressionnant donc c'est intéressant d'entendre dire que finalement aujourd'hui avec les évolutions technologiques technique et de process entre guillemets c'est un sport que toi tu le considérais plus comme un sport extrême si j'ai bien compris

SPEAKER_00

en fait non effectivement c'est un sport aéronautique définitivement mais je le catégoriserais plus, le parachutisme sportif clairement non, je le mettrais plus en sport extrême et d'ailleurs j'en profite là pour essayer de en tout cas de faire de passer le message aux gens là de penser un peu plus au fait que quand on poste des vidéos tous les sportifs comme ça qui essayent de faire des choses un petit peu waouh pour intéresser les gens et faire la promotion du sport évidemment on va choisir les vidéos impressionnantes c'est à dire que dans une pratique normale un week-end quand je vais sauter avec des amis ou quand je suis avec des élèves c'est des sauts beaucoup plus cool du coup peut-être beaucoup moins impressionnant à regarder mais 90% du parachutisme c'est ça il faut apprendre à trier aussi ce qu'on voit sur les réseaux avec les pratiques normales. Donc aujourd'hui, voilà, si je peux faire passer un message pour ceux qui aimeraient éventuellement se lancer dans le parachutisme, faites-le, mais clairement. Si c'est juste, vous ne vous sentez pas juste un tandem, allez faire votre tandem pour un anniversaire ou voilà. Foncez, c'est vraiment une expérience hallucinante à vivre. Et ceux qui ont envie de sauter tout court, allez-y. Il y a tous les âges. On peut même faire des sauts sur la plage, sauter pieds nus. Il n'y a plus de problème d'âge, enfin le spectre en tout cas d'âge et de conditions physiques, il est devenu vraiment très très grand.

SPEAKER_01

On peut faire du parachutisme. Génial. Mais écoute, ça fait bien envie. Et d'ailleurs, puisqu'on parlait un peu plus tôt des parallèles entre vol en soufflerie et vol à l'air libre, est-ce que du coup, pour quelqu'un qui pourrait peut-être impressionner pour tout de suite monter dans un avion et aller sauter à 4000, est-ce que commencer par la soufflerie, ça peut être pertinent

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors, c'est toujours un outil en plus. C'est-à-dire que si vous habitez vraiment pas très loin d'une soufflerie, du coup il n'y a aucun... aucun sujet là-dessus, il faut aller faire la soufflerie avant, alors c'est pas obligatoire du tout, mais voilà, si vous pouvez le faire, allez-y, et après faites-le aussi en complément, dès que vous avez commencé à sauter, en fait j'ai envie de dire, dès que vous en avez besoin, que ce soit émotionnellement ou physiquement, c'est un outil à utiliser, par exemple, il y a des gens qui d'un coup ont un petit problème à passer, par exemple, on va prendre un truc très simple, quelqu'un qui aurait une asymétrie en l'air, qui a tendance à tourner, un peu stressé, a du mal à rester stable, c'est très rare, mais c'est un 5A qui existe, bah là du coup un quart d'heure de soufflerie et puis du coup on a enlevé ce problème là et on peut reprendre l'évolution là où elle était dans l'évolution dans le ciel, donc c'est vraiment un outil à utiliser et si émotionnellement ça me ferait trop peur moi de sauter en parachute la soufflerie ça ira très bien, voire même je suis pas capable d'envisager de sauter en parachute, et bah on surprend les gens des fois qui se prennent au jeu, qui font une heure de soufflerie deux heures, trois heures de soufflerie et qui du coup sont devenus tellement compétents en vol qui maîtrisent tous les déplacements qui disent bah en fait j'ai envie de sauter maintenant parce que du coup j'ai envie de voir à quel point je peux me servir de tout ce que mon corps a assimilé pour faire ça dans le ciel donc vraiment c'est un outil qu'il faut utiliser physiquement ou émotionnellement quand on en a besoin

SPEAKER_01

excellent j'ai vu d'ailleurs avec Karine que vous en fait vous vous positionnez vraiment comme des ambassadeurs de la discipline vous emmenez des gens avec vous y compris des gens qui sont en situation de handicap

SPEAKER_00

oui alors en On a des amis qui font plus ça au niveau tandem. Nous, on fait plus en soufflerie. Et ce qu'on sait... On s'est attaché à cette expérience-là. On trouve ça vraiment génial. On a eu la chance de le voir en Espagne la première fois. Et donc là, on le fait sur iFly ex-Marseille. On travaille avec une association de non-voyants. Et ça, c'est vraiment génial. C'est le genre de handicap que je trouve qui est magique, avec lequel partager justement la chute libre indoor. Parce que du coup, c'est purement de la sensation. Et comme nous, c'est quand même beaucoup ce qu'on essaye de faire passer comme comme explication en tout cas aux gens c'est vraiment la sensation à vivre qui est dingue et que c'est là dessus qu'on repose l'argumentation à chaque fois il faut vivre la chute libre oui il faut passer à la porte de l'avion ça fait très peur mais après ce qui est incroyable c'est cette sensation de chute libre elle est dingue donc du coup avec les non voyants là c'est purement ça et c'est pour ça que c'est un outil encore une fois qui est magique la soufflerie pour nous donc il y a des gestes de communication pour pour régler la posture en fait plus ou moins de jambes tirer la tête en arrière c'est détendre, ça c'est 4 gestes qu'on convient en avance d'avoir avec les gens qui font leur baptême c'est un travail d'équipe en fait entre l'instructeur et la personne qui est en train de faire son vol pour être lâchée le plus vite possible, là du coup c'est sur des sensations de toucher qu'on va faire et convenir de ces mêmes signes, mais ça marche très bien on va pincer un petit peu pour dire plier un peu les jambes, on va taper sur les tibias pour dire de tendre les jambes, donc en fait on arrive au même résultat, ils sont enchantés pour nous c'est purement magique de voir les visages s'allumer comme ça de découvrir une sensation qu'on pensait leur être de ne pas être accessible pour eux donc voilà ça c'est quelque chose qu'on aime vraiment

SPEAKER_01

faire et c'est quoi généralement les témoignages de ces gens là quand ils sortent d'une session de chute libre

SPEAKER_00

c'est vraiment dingue on a des petits si vous baladez sur nos réseaux vous allez voir on a des petits reportages du coup là dessus ce qui est marrant c'est que quasiment systématiquement eux ils viennent ça s'accompagne quand même le manque de ce sens-là au tout début, c'est l'impression de tomber. Parce que, clairement, dans la soufflerie, un voyant va voir que la distance avec le filet ne bouge pas. Donc, on passe de la porte à un vol horizontal instantanément. Mais le non-voyant, il n'a pas ça. Du coup, il a quand même cette commune sortie d'avion, j'ai envie de dire, sur un saut de nuit. Il y a quand même 5 secondes, 10 secondes où, waouh, waouh, waouh, je suis juste en train de tomber dans l'espace. Donc ça, les pauvres, on ne peut pas faire autrement. On les prévient à l'avance, mais... et c'est ce qui est très effrayant pour eux au début et qui après en fait au bout d'une dizaine de secondes ils sont rassurés parce que justement il y a ces fameux réglages qui sont faits par le toucher pour dire attends on règle un peu ta posture du coup c'est un re-incontact avec le moniteur qui n'a jamais été absent d'ailleurs parce que le poignet il n'a jamais été lâché mais évidemment on ne peut pas leur en vouloir on peut l'oublier les 10 premières secondes donc en fait ils sont enchantés mais c'est le constat qu'ils ont c'est qu'au début c'est vraiment l'impression de tomber

SPEAKER_01

waouh ça va être exceptionnel de voir les émotions que tu arrives à transmettre à des gens où comme tu disais a priori on pourrait se dire bah non ils feront jamais enfin c'est compliqué sans la vue de faire de la chute libre surtout si le moyen de communication c'est des signes de la main

SPEAKER_00

c'est ça mais comme quoi on trouve toujours c'est beau en fait dans l'humain il a cette capacité on trouve toujours un moyen d'obtenir le résultat on se creuse un peu la tête et on trouve mais il y a un autre produit j'ai envie de dire qu'on a mis en place pas accidental mais ce qui est accidentel c'est le résultat qu'on a obtenu on a eu l'autorisation de sauter au-dessus de Lyon et au-dessus de Marseille pour l'instant on s'en est arrêté là pour faire un saut 3D avec ces fameuses caméras qui peuvent filmer à 360 et du coup avec Karine en fait on sort de l'avion donc c'est un vrai saut qu'on a réalisé aussi bien au-dessus de Lyon qu'au-dessus de Marseille et on fait une évolution en face de notre vidéomane à plat mais bien sûr on peut soit regarder Greg et Karine en train de voler soit regarder le sol ou n'importe où parce qu'on est vraiment au-dessus de la ville donc c'est complètement dingue et du coup voilà on a fait ce truc là qui est disponible à Lyon et à Marseille donc qu'est-ce que ça veut dire c'est qu'on peut vivre en fait un vrai saut en parachute avec le système Oculus je ne sais pas si tu connais ce système là donc du coup il faut forcément faire une première minute de façon conventionnelle il faut quand même voir ce qu'est la chute Libre Indoor avant et puis pour la deuxième minute on peut clipser ce système Oculus donc là on est instantanément dans l'avion On voit, je crois que voilà, Karine est à droite et moi je suis à gauche. Et du coup, l'instructeur du jour, quel que soit l'instructeur, lui, il a un retour télé et va pouvoir synchroniser la sortie d'avion avec la rentrée dans la soufflerie. Et du coup, vraiment sensoriellement, on ne fait pas la différence avec un vrai saut. On est vraiment dans 200 kilomètres de vent, en train de voir une de ces deux villes et en plus de voir un petit balai en face de Greg et Karine en train de voler. Donc c'est vraiment bluffant. Et en fait, quand on a mis ça en place, on s'est rendu compte après coup que ça marchait super bien, vraiment. Pour l'avoir essayé moi-même, c'est bluffant. Le cerveau ne fait vraiment pas la différence avec un vrai saut. Et du coup, tout le monde peut le faire. Et là, ça fait un écho justement aux gens qui ont des handicaps physiques. Quelqu'un qui aurait une contre-indication à pouvoir vivre un vrai saut en parachute, c'est souvent à cause d'ailleurs de l'ouverture de la voile. Ce n'est pas à cause de la chute libre en elle-même. Ce n'est pas forcément violent mais on prend pas de risque évidemment un médecin avec des scolioses forte ou voilà va pas prendre de risques en parachute et ben là du coup on peut vivre un saut en parachute complètement dans une soufflerie en fait en cinq minutes donc c'est quand même très très beau le message au final il est beau c'est qu'on a créé un bel outil pour ceux qui sont curieux et qui passent à côté de lyon ou marseille arrêtez vous à essayer ça c'est

SPEAKER_01

bluffant ça fait envie je suis pas très loin là j'ai pas d'excuses pour aller pour aller tenter

SPEAKER_00

ça non on va attraper toi

SPEAKER_01

tu parlais de la voile enfin de l'ouverture où c'est pas forcément qui est pas hyper violent mais pour qu'on se rende compte donc tu disais généralement en chute à 50 mètres secondes à partir du moment où la voile s'ouvre tu passes à combien en fait de combien ça réduit ta vitesse de chute

SPEAKER_00

alors voilà là malheureusement la plupart des images que les gens ont en tête c'est des images qui sont qui viennent de vidéomanes qui restent en chute libre c'est à dire vous imaginez deux personnes face à face une des personnes ouvre son parachute l'autre personne reste en chute libre donc on a l'impression que le mec il se prend la cacahuète de sa vie et qu'il est arrêté sur place voire même qu'il remonte dans le ciel on entend ça quand vous remontez et tout c'est juste qu'il y en a un qui reste en chute libre parce que forcément on n'ouvre pas les parachutes face à face ça sera un peu débile ça sera un peu dangereux donc malheureusement il y a cette image là qui reste mais en fait c'est juste une décélération qui est au final vraiment très progressive on passe de deux km heure à 30 40 km heure et c'est une décélération qui prend 300 mètres entre 200 et 300 mètres pour une ouverture complète finalisée donc c'est comme si en voiture on était à 200 et que je vous dis bah là je veux pas piler je veux pas m'arrêter net sur 50 mètres en essayant de déraper sur le bitume j'ai juste freiné un peu fort parce que j'ai pas trop vu qu'il y avait le péage pardon donc sur 300 mètres ouh je repasse à 30 donc c'est un freinage qui est assez fort mais qui est pas non plus catastrophique FIC ou traumatisant. Juste un

SPEAKER_02

freinage fort.

UNKNOWN

Ouais, ok.

SPEAKER_00

Excellent

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

J'espère qu'ils vont se rendre un peu

SPEAKER_01

plus compte. En tout cas, j'ai appris plein de choses, donc c'est super intéressant. Merci beaucoup pour toutes ces explications. Je te dis, ça fait envie. Ça donne envie d'aller s'y frotter, en tout cas. On a un peu parlé de compétition, mais j'aimerais bien finir là-dessus. Avec beaucoup d'humilité, tu as partagé le fait que tu participais à des Coupes du Monde, des Championnats du Monde... Mais Karine et toi, vous êtes quand même des cadors de la discipline. Je ne sais pas si c'est un palmarès commun, mais j'ai vu 16 médailles d'or en parachutisme, 8 médailles d'argent, 6 médailles de bronze. C'est forcément des performances communes, tout ce que vous mettez en avant dans votre doc sportif

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, à 95%. C'est-à-dire que moi, je suis allé faire une ou deux compètes en indoor, en freestyle. Une fois, je me suis retrouvé à faire une compète parce qu'il manquait de d'inscrits il faut 4 personnes au moins pour valider une compète donc je me suis retrouvé à faire ça j'avais aussi fait de la vidéo en freestyle et Karine elle de son côté elle a les records du monde féminin donc on a des toutes petites divergences mais ouais à 95% on a le même

SPEAKER_01

palmarès ok ouais donc il y a un palmarès enfin clairement un palmarès de classe mondiale plusieurs records du monde à votre actif des records d'Europe des titres mondiaux des titres de champion de France donc c'est vraiment impressionnant qu'est-ce qui arrive pour vous sur Quest Est-ce que vous vous concentrez, sachant que vous avez déjà, globalement, j'ai envie de dire, bon, ça, c'est mon jugement à moi, enfin, ma vision à moi, que vous n'avez plus grand-chose à prouver dans votre discipline, j'ai l'impression.

SPEAKER_00

Eh bien, oui, on a eu la chance de se battre suffisamment longtemps pour remporter tout ça. L'état des lieux, en fait, en 2019-2020, a été qu'il manquait, en fait, de la com sur ce sport. On se rendait compte que quand on ramenait des images d'un record du monde, qui pour nous, c'est une dinguerie. Les records du monde, c'est la réunion, pour une fois, de toutes ces nationalités qui sont là pour sauter ensemble. Je prends le temps d'expliquer ça parce que dans les championnats du monde, on se bat contre les Anglais, les Ricains, les Russes, les Polonais. On est contre eux. Quand on est sur un record du monde, on est ensemble. Et ça, c'est magique. Je suis grippé sur un Brésilien qui lui-même est grippé sur un Italien. et c'est génial donc ça c'est record du monde nous on trouve ça extraordinaire pour le message que ça véhicule en plus et pour les valeurs que le parachutisme de base c'est des images c'est génial et ben c'est pas facile à amener à un média les médias ils font ouais enfin bon je veux pas dire qu'ils répondent systématiquement ouais mais c'est pas du foot mais on en est pas loin quand même et du coup c'est très très vexant quand même je parle même pas des championnats du monde parce que les championnats du monde du coup comme c'est comme on est que deux personnes à l'écran c'est encore moins vendeur donc c'est très regrettable à mon sens et j'avais pas envie si tu veux de quitter un jour ce monde en disant bah moi j'ai fait de la compète et des records et puis j'espère qu'il y en a qui les ont vus et puis salut j'ai trouvé qu'il y avait un problème à ce niveau là et on essaye en tout cas depuis 5 ans là avec Karine de régler de réajuster ça donc on a pris une attachée presse on cherche toujours un agent parce que un agent au final dans ce sport c'est très compliqué du coup il faut passer justement les explications c'est pas un sport etc du coup lui doit essayer de le vendre à des grandes marques qui nous prendraient comme ambassadeurs et qu'il faudra convaincre aussi que c'est pas un sport extrême etc c'est compliqué si tu veux tout ça mais en tout cas voilà nous on veut faire la promotion de ce sport c'est pour ça qu'on est devenus ambassadeurs départementaux et maintenant régionaux du sport en général et du parachutisme en particulier et on essaye de faire ça on essaye maintenant de faire des podcasts comme j'ai la chance de faire avec toi aujourd'hui faire des interviews on essaie d'aller régulièrement à Paris on essaye de voir aussi si on peut trouver une attachée presse et un agent aux US aussi on a constaté qu'aux US il y avait peut-être une plus grande place pour nous là-bas à plein de points de vue d'ailleurs parce que le parachutisme sportif est beaucoup plus accepté comme étant un sport fun et il y a moins cette notion de danger qui est inhérente là-bas aux Etats-Unis pour une raison très simple dans tous les pays latins en fait c'est du parachutisme paracadoutisme paracaïdismo tu vois toutes les dérivés du parachutisme alors que dans les pays anglophones c'est du skydiving donc pour ceux qui parlent un peu anglais en gros tu plonges dans le ciel comme le scuba diving la plongée c'est beaucoup plus fun c'est beaucoup plus ouvert ils acceptent beaucoup plus il y a plus de place en fait pour transporter médiatiquement ce qu'on fait donc voilà on va s'orienter aussi là dessus enfin on va rajouter ça en tout cas, mais c'est ce qu'on fait aujourd'hui. On continue à faire les records du monde, on continue à faire 2-3 compètes, mais seulement si c'est pour rigoler, parce que comme tu l'as dit, on a déjà fait beaucoup, autant se concentrer sur la mise en place de cette promotion sportive. Donc on fait ça. Là, c'est l'année des JO, on essaye pourquoi pas d'avoir à un moment donné un rôle à jouer dans les JO, c'est très compliqué, parce qu'au final, notre FED, même si elle est très respectée, elle n'est pas très grande, donc c'est dur de se faire de la place au JO, mais voilà, on essaye tout ce qu'on peut à notre niveau en tout cas.

SPEAKER_01

Génial. S'il y a des gens que tu as convaincus à travers cet échange de se mettre à la discipline, tu leur conseilles quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Ce serait quoi les premiers pas à faire pour déjà prendre de l'information avant de

SPEAKER_00

sauter

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Eh bien, on a vraiment une communauté vraiment bienveillante, extrêmement bienveillante. Sur d'autres podcasts d'ailleurs, j'avais pris le temps de dire, si jamais un jour vous êtes devenu déjà parachutiste, vous avez déjà au moins vos 30 sauts, il y a le brevet A à 15 et le brevet B à 30 sauts, si vous allez vous installer au Canada ou au Brésil aux US n'importe où en fait allez dès le début de votre séjour sauter parce que c'est là que vous aurez le meilleur réseau possible tous les gens vont vous accueillir tout de suite en disant ah t'es parachutiste et il n'y a que ça qui compte ce que je disais c'est qu'on s'en fout de la religion de la politique ça n'a aucune espèce d'importance ce qui est important c'est d'avoir bravé justement avoir eu le courage de faire une formation parachutiste d'être devenu parachutiste et du coup on est avec c'est vraiment une famille donc ce que je conseille aux gens aujourd'hui qui veulent se lancer dans le parachutisme c'est déjà d'aller sur un paraclub sans avoir prévu d'y sauter tranquillement en disant je vais y aller ce dimanche là pour boire un café et puis pour voir un petit peu comment ça fonctionne comment ça marche voir constater tous ces sourires tous ces rires qu'il y a après les sauts voir cette ambiance cette énergie et puis pourquoi pas si vous avez le courage sur cette première sur cette première visite du coup d'aller dire à quelqu'un qui à peu près votre âge, tiens, j'aimerais bien me mettre à faire du para, qu'est-ce que tu me conseilles, de m'y mettre quand, avec qui, comment, et vous allez voir la bienveillance qui va se mettre en place instantanément.

SPEAKER_01

Excellent. Un immense merci, Greg, pour tout ce que tu es venu partager sur ta pratique, c'était super intéressant, je te disais, j'ai appris plein de choses. Peut-être même que tu m'as suffisamment, tu vois, c'était suffisamment, comment dire, tu as mis tellement de passion et d'énergie là-dedans qu'il se pourrait même que je saute le pas et que j'aille regarder où est-ce qu'il y a un club pas loin de chez

SPEAKER_00

moi j'espère que tu vas avoir des

SPEAKER_01

commentaires dans ce temps-ci est-ce que toi il y aurait peut-être un message que tu aurais envie de faire passer en guise de conclusion on a parlé quand même de pas mal de choses mais est-ce qu'il y a un point en particulier que tu voudrais faire

SPEAKER_00

passer allez je vais avec plaisir normalement c'est plutôt en fin de conférence que je prends le temps de dire ça mais là ça peut marcher aussi c'est à dire que quand vous avez envie de faire quelque chose dans la vie et ça peut être le cas juste pour une initiation parachutiste c'est pas forcément pour un changement de vie un nouveau parcours n'importe quoi vous allez avoir en fait souvent des gens très proches de vous qui ils le font pas exprès parce que ils le font comme ils le sentent eux à leur niveau mais ça va être les premières personnes à essayer de vous en dissuader et ça peut marcher pour le parachutisme le meilleur exemple c'est justement votre mère tiens je veux faire un saut en parachute je pense que normalement ça va être la première à dire non non tu vas pas faire ça, t'es dangereux donc voilà, il faut distinguer un petit peu les gens des fois qui vont essayer de vous dissuader des choix que vous pouvez faire dans la vie, donc ça marche pour le parachutiste mais ça marche en fait même pour tout souvent c'est des gens qui tiennent à vous et qui finalement n'ont pas les mêmes envies que vous et du coup qui ont des craintes différentes parce qu'en fait ils savent pas ce que vous avez envie au fond donc ils font de leur mieux mais ils vont des fois être les personnes qui vont vous empêcher qui vont vouloir vous retenir à réaliser vos rêves ou vos envies donc il faut faire la part des choses et ça n'empêche pas de communiquer avec eux mais il faut toujours faire toujours distinguer que voilà c'est votre vie c'est pas la leur donc il faut bien entendre leurs craintes mais c'est les leurs ça leur parle à eux c'est pas les vôtres donc voilà c'est le message que je voudrais faire passer c'est ça c'est que suivez vos envies suivez vos rêves parce que c'est pour vous c'est votre

SPEAKER_01

vie 100% d'accord un grand merci Greg, une fois de plus, très bonne continuation, puis écoute, j'espère que cet échange aura donné envie à des gens de se mettre au parachutisme.

SPEAKER_00

J'espère aussi, et puis n'hésitez pas, parce que c'est les disciplines artistiques comme ça, tant qu'on n'a pas vu de photos et de vidéos, on ne peut pas vraiment se rendre compte, donc s'il vous plaît, prenez 5 minutes pour aller voir sur les réseaux ce qu'est le freefly, et puis si vous avez envie, plus particulièrement ce que fait Karine Joly et ce que je fais moi, Greg Crozier, mais vraiment le freefly en général, elle aller voir ces images de dingue, que ce soit en compétition ou en record, c'est bluffant, c'est vraiment bluffant.

SPEAKER_01

Je confirme. Pour en avoir regardé quelques-unes, je confirme, c'est juste bluffant, c'est le bon terme. Merci beaucoup Greg, à bientôt. À

SPEAKER_02

bientôt. Merci

SPEAKER_01

d'avoir écouté cet échange avec Greg jusqu'au bout. J'espère que vous vous êtes régalé. Si c'est le cas, il y a de fortes chances que d'autres personnes dans votre entourage le trouvent intéressant. Donc allez-y, envoyez-leur le lien vers l'épisode. Pour soutenir le podcast, je vous le rappelle une fois de plus, il y a plusieurs manières de le faire. La plus simple, c'est tout simplement de parler à fond du podcast autour de vous pour qu'encore plus de personnes osent se lancer. Pour celles et ceux qui souhaitent soutenir les frappés financièrement, vous pouvez le faire via tipeee. Le lien est en description. Un immense merci à toutes celles et ceux qui ont sauté le pas, vous contribuez à couvrir une partie des frais de fonctionnement du podcast. Je vous dis merci pour votre fidélité et à la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Ciao les frappés

UNKNOWN

!