Les Frappés
Des récits inspirants qui vont te faire passer à l’action ! Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans ta vie 😈
Animé par Loïc Blanchard, ancien sportif de haut niveau en judo, ex-Apple, coach, préparateur mental et entrepreneur.
Les Frappés
Debrief de course - 360 km sur la SwissPeaks avec Tom, Nico et Clément
Use Left/Right to seek, Home/End to jump to start or end. Hold shift to jump forward or backward.
J'ai rencontré Thomas, Nicolas et Clément sur la PTL en 2022.
On a partagé des moments difficiles sur cette course et on est allé au bout ensembles. Forcément ça rapproche.
Dans cet épisode, ils nous. font le debrief d'un autre monstre de l'ultra qu'ils ont bouclé à l'été 2023 : les 360 kilomètres de la SwissPeaks !
🎙 Les épisodes qui pourront vous intéresser :
👉 Mon récit de la PTL : plus de 300km et 26 000m de dénivelé autour du Mont Blanc
👉 Immersion au coeur du Tor des Glaciers avec Perrine Fages
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Merci à tous.
SPEAKER_00Vous écoutez Les Frappés, le podcast de celles et ceux qui se dépassent. Je suis votre hôte Loïc, ancien sportif de haut niveau en judo, coach préparateur mental et amoureux d'activités outdoor en tout genre. Ma conviction, c'est qu'on a tous un frappé au potentiel exceptionnel qui sommeille en nous. J'ai créé ce podcast pour vous faire découvrir des femmes et des hommes qui ont osé le réveiller. Mes invités sont des athlètes de tout niveau, des aventuriers professionnels, des voyageuses au long cours, des entrepreneuses ou encore des militaires, des forces spéciales. Toutes et tous partagent à mon micro des récits inspirants qui vont vous faire passer à l'action. Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs, irrévocables dans vos vies. Cette semaine j'échange avec Tom, Nico et Clément, trois trailers que j'ai croisés sur la PTL en 2022 et qui sont depuis devenus des copains. Un an après qu'on ait terminé la PTL tous ensemble, ils se sont lancés sur la Swiss Peak 360, un ultra trail de 360 km donc, qui a lieu en Suisse. Ils l'ont réalisé tous les trois du début à la fin et nous en font le récit aujourd'hui. Vous l'entendrez, ça n'a pas été de tout repos, mais après tout, est-ce que ce n'est pas ça l'intérêt de ce genre d'épreuve
UNKNOWN?
SPEAKER_00Allez, je vous souhaite une excellente écoute, mais juste avant ça, je tiens à remercier toutes celles et ceux qui soutiennent financièrement le podcast sur Tipeee. Merci énormément, chaque euro compte. Si vous souhaitez vous aussi soutenir financièrement les frappés, c'est à partir de 1 euro par mois, et vous pouvez le faire sur tipeee.com slash les-frappés. Le lien est en description. Merci à vous, excellente écoute.
UNKNOWNC'est parti!
SPEAKER_00Et Clément, tu en es où dans ta préparation GTC
UNKNOWN?
SPEAKER_00Rassure-moi, est-ce que tu étais au même rythme que Nico et Tom ou
SPEAKER_02non
UNKNOWN?
SPEAKER_02Alors, je ne sais pas si tu as dû voir mon Strava, mais pour l'instant, je suis à zéro kilomètre cette
SPEAKER_00année.
SPEAKER_02En fait, je viens de passer chez l'ostéo et j'avais perdu un peu de mobilité sur un genou, je pense, en jouant au foot avec des collègues. Et du coup, je ne pouvais pas faire plus de 5 kilomètres en courant à une vitesse pathétique de 10 km sur le plat. Du coup, je n'ai pas encore commencé, mais quand on s'est réinscrit à la Swiss Peak avec Tom, avec Nico, il va falloir s'attaquer aux choses sérieuses. Je ne suis pas plus à la bourre que pour la PTL ou pour la Swiss Peak l'année
SPEAKER_00dernière. Vous vous êtes réinscrit à la Swiss Peak avec Nico
UNKNOWN?
SPEAKER_00Oui. En fait, on a voulu s'inscrire au Tour des Géants et on a tenté le tirage au sort. Alors que j'avais été pris l'an dernier, cette année, je n'ai pas été pris. Clément était pris, donc on s'est dit que Clément aurait eu la gentillesse de se dire qu'il quitte son inscription du Thor pour venir avec moi sur la Swiss Peaks. Donc on va faire la Swiss Peaks à nouveau en septembre. Et toi Tom, ça ne te disait pas de le faire
UNKNOWN?
SPEAKER_00Non, j'avais eu la chance de tirer au sort pour l'UTMB. Donc je suis prêt à l'UTMB et je fais la diagonale des faux aussi. Voilà l'agenda de ma boule. En tout cas, très très très content les gars de vous recevoir sur le podcast. Bienvenue à tous les trois, Tom, Nico, Clément. donc je vais laisser vous présenter mais pour un tout petit peu de contexte donc on s'était on s'était rencontré sur la PTL en 2022 déjà je crois que c'est toi Tom qui m'avait tapé sur l'épaule sur la ligne de départ en me disant ah mais c'était Loïc Défrapé je crois que c'était toi ou Nico je sais plus on suivait Défrapé beaucoup à l'époque avec Nico on avait beaucoup suivi l'épisode que t'avais fait en préparation de la PTL et comme on savait que tu le faisais on t'avait cherché sur la ligne de départ yes c'était quoi
UNKNOWN?
SPEAKER_00On regardait sur tous les tosards pour retrouver le nom des frappés. Et là, c'était... C'était là, ouais. Et on ne savait pas à ce moment-là, donc lundi matin, c'était quoi, 8h30 le départ, je crois
UNKNOWN?
SPEAKER_00Par là. Mais bon, on ne savait pas encore à ce moment-là qu'on allait finir 48 heures plus tard ensemble. Enfin, qu'on allait finir, qu'on allait se regrouper 48 heures plus tard, donc le mercredi, jusqu'à la ligne d'arrivée. Donc, voilà comment on avait fait connaissance et vous étiez tous les trois dans la même équipe l'équipe au Toulouse et puis et puis cette année on a décidé de s'inscrire ensemble sur un nouveau petit défi enfin pour moi un défi pour vous je sais pas si c'est un défi parce que vous enchaînez tellement un entraînement pour vos trucs plus gros mais mais voilà en tout cas très très content de vous recevoir sur le podcast aujourd'hui on va parler de trail d'ultra trail et d'un en particulier sans doute la Swiss Peak et Et je suis sûr que ça va être super intéressant, qu'il va y avoir plein d'anecdotes folles. Mais voilà, j'ai déjà trop parlé. Ce que je vous propose, c'est rapidement de vous présenter en deux, trois phrases chacun, qu'on comprenne un peu qui est qui, et puis surtout qu'on entende vos voix avant la suite de l'épisode. Qui se lance
UNKNOWN? Allez Clément!
SPEAKER_02Ok, du coup, déjà, comment nous on s'est rencontrés
UNKNOWN?
SPEAKER_02Je pense qu'un petit peu de contexte, en fait, on est tous, tous les trois de Toulouse, on travaille tous pas très loin du canal du Midi et en fait, un peu par hasard et par concours de circonstances, en se trouvant régulièrement sur le canal ou dans les coteaux, on a fait connaissance. Donc déjà, c'est comme ça qu'on se connaît. Moi, j'ai commencé à courir il n'y a pas très très longtemps avec mes collègues, du coup, donc c'est 2016. Et avant de faire la Swiss Peak, du coup, et la PTR la seule course que j'ai finie c'est la traversée nord de l'échappée belle qui fait 90 km donc voilà j'ai pas fait de un peu comme toi Loïc j'ai pas fait de distance intermédiaire je suis passé directement sur des choses très très longues parce qu'en fait Tom et Nico me l'ont proposé et que j'ai pas été très malheur
SPEAKER_00j'ai dit oui ah j'avais plus ça en tête tu vois je pensais que t'étais comme donc on s'est retrouvé on était 7 au final et je pensais que j'étais le seul le seul touriste qui débarquait sans avoir fait un ultra avant mais
SPEAKER_02c'était ton cas aussi, donc génial. Tu te rappelles, Louis, sur la PTL, j'étais vraiment au fond du souffle. J'étais super comme jamais. On va en parler après, mais à côté, la 6 piques, j'ai dû réviser un peu le parcours. Je ne m'en souvenais pas, alors que la PTL a tellement été dure pour moi que... que je n'ai rien oublié de la PTL. Donc voilà, pas un grand coureur, pas autant que Tom et Nico. Je m'entraîne assez peu. Pour la Swiss Peak, j'ai regardé mes statistiques, j'ai fait 1500 kilomètres jusqu'à début septembre et 25 ou 30 000 mètres de dénivelé positif. Donc, assez peu pour des gens qui font ce genre de choses-là. Mais c'est ma manière de
SPEAKER_00m'entraîner. Et aujourd'hui, tu vis en Allemagne. Tu vivais en Italie au moment de la PTL et maintenant en Allemagne
UNKNOWN?
SPEAKER_02ouais exactement et j'ai trouvé une petite bosse
SPEAKER_00de 400 mètres dans laquelle je peux m'amuser ok génial merci Clément Tom, Nico moi c'est Nicolas comme le dit Clément j'habite à côté de Toulouse dans le Tarn j'ai 58 ans c'est un peu moi le senior de l'équipe en termes de sport moi je cours depuis tout petit j'ai commencé l'athlète à l'école d'athlétisme j'avais même pas 10 ans, donc ça fait à peu près 50 ans que je cours, bon au départ je courais un peu plus vite sur des distances courtes autour d'un stade, sur des 800, des 1000, des 1500, 3000, avec le temps j'ai allongé un peu les distances, faire des kilomètres, des semis, puis des marathons, Et ensuite avec l'âge, la vitesse continuant à décroître, j'ai allongé un petit peu et je me suis un peu lancé sur les courses nature, donc courses multisport, cadoué, kayak, triathlon... Et j'ai découvert le trail il y a à peu près une vingtaine d'années quand j'étais en Guyane. Je partais seul avec mon chien en pleine forêt amazonienne. Je découvrais les chemins. Et petit à petit, c'était vraiment dans les années 2000, le trail est né. Donc les premiers trails ont eu lieu également en Guyane. Et à l'époque, je courais avec des gens assez connus. En Guyane, il y avait un certain Christophe Leceau qui gagnait toutes les courses. Donc j'essayais de me caler dans son rythme au départ, bien sûr, très rapidement. je ne le voyais plus. Et en rentrant en France, je me suis mis sur les courses principalement dans les Pyrénées. Je commençais avec le GRP, le GRP 160, quand on est des Pyrénées. Et ensuite, c'est là que j'ai rencontré Tom et on a fait beaucoup de trials en Andorre également. Il y a des superbes courses là-bas, la Ronda faisait à peu près 170 bornes sur du 13002 Deniv, ensuite l'Euphoria, et là où j'ai réussi à embarquer Tom, qui est devenu mon équipier favori sur l'Euphoria, donc une course un peu au fil, pas PTL, mais petite PTL, on va dire, c'est du 230 bornes, sans balisage, avec des parties un peu techniques, sur des pics hors sentier, on va dire, vraiment balisés. Et ensuite, bon... d'autres aventures comme le marathon des sables on a également qu'est-ce qu'on a fait d'autre comme course ensuite on a fait effectivement la PTL l'an dernier et voilà donc on est devenu des accros des chemins des sommets on s'éclate bien excellent et s'il y en a petite parenthèse s'il y en a qui avaient écouté mon épisode débrief de la PTL je pense que j'en parle dans plusieurs épisodes d'ailleurs Nico c'est c'est le fameux Nico qui voit des écrans télé au sol euh dans la nuit de jeudi à vendredi sur la PTL à la frontale c'est Nico en question exactement excellent Tom du coup
UNKNOWN?
SPEAKER_00alors Tom moi j'ai 45 ans j'ai deux enfants j'habite dans l'est de Toulouse et donc je fais du trail à peu près depuis une dizaine d'années et c'est parti très petit parce que j'étais pas un très grand coureur au départ et progressivement d'étape en étape sans griller d'étape en plus dans les distances j'ai été animé à faire la déconale des fous et pas mal de courses avec Nico donc voilà on a pas mal de courses communes ensemble là-dessus donc voilà pour faire cours là-dessus c'est aujourd'hui ce qui me plaît comme disait Nicolas c'est les longues distances du fait que je suis pas non plus un très rapide et ça me convient très bien question peut-être du coup plus pour Tom et Nico. Qu'est-ce que vous trouvez dans l'ultra, voire l'ultra long
UNKNOWN?
SPEAKER_00Je ne sais pas, la PTL, on ne peut pas vraiment considérer ça comme un trail non plus, mais plus de 300 bornes, ça commence vraiment à faire. Vous diriez que c'est quoi qui fait que vous y revenez à chaque fois en dépit de tous les aspects moins sympas quand on est en plein milieu d'un ultra, qu'on est KO, cramé, cuit, qu'on a mal partout, etc. Qu'est-ce qui fait que vous y revenez à chaque fois
UNKNOWN?
SPEAKER_00Moi, je il y a plusieurs choses en tout cas qui me plaît alors c'est c'est bien sûr il y a la notion de paysage c'est ces moments où on peut vraiment s'évader sur des parcours où on n'a pas trop de pensée à la vie peut-être commune on est vraiment dans notre course après moi je fais très peu de courses seule et donc le fait de le faire avec des amis ça change tout aussi même si on ne court pas ensemble pendant le parcours le fait d'y aller ensemble peut-être se retrouver à des moments discuter les échanges comme on a pu le faire sur la PTL avec un groupe de 7 j'ai trouvé ça tellement génial que c'est ça qui me plaît aujourd'hui moi de mon côté là ce qui me plaît c'est vraiment le côté aventure donc pour moi c'est vraiment une aventure on sait qu'on part on ne sait pas si on arrivera on ne sait pas dans quel état ce qui est extraordinaire c'est qu'on passe par tous les états tous les états d'émotion possibles on peut être dans des états des états très très bas, très très haut et ça change très rapidement d'une heure à l'autre et je me rends l'impression en une course de vivre de façon très intense des émotions un concentré d'émotions que tu vivrais peut-être sur une année et bien là en une course de quelques jours tu passes par tous ces états et c'est quand même exceptionnel voilà donc ça m'attire ouais Clément toi par rapport à ce qu'il vient de dire Nico sur le partage l'aventure et tous les états etc est-ce que tu dirais que c'est ce que tu as vécu du coup avec ton premier ultra enfin ouais la PTL moi clairement ça a été le cas donc ça me parle tu vois mais je suis curieux de savoir est-ce que qu'est-ce que t'en retires toi finalement de cette expérience deux ans plus
SPEAKER_02tard ouais alors moi tu vois la PTL c'est une course que je veux refaire d'ailleurs je l'ai reproposé à Tom et Nico moi j'aimerais vraiment la refaire si vraiment, ça va faire très idéaliste, mais c'est vraiment un moment extraordinaire qu'on a vécu. On était sept, on s'est très très bien entendus quand même, avec des gens des milieux sociaux et même du niveau d'études, de travail, mais complètement différents, et c'est ça en fait qui est intéressant. Tu peux rencontrer sur le chemin des gens, donc là sur Asuspeak, on rencontre quelqu'un qui nous dit non mais moi je ne suis pas raciste, mais tu et en fait on peut discuter avec ce genre de personnes là alors que alors que des gens qui pourraient être avec nous je pense que c'est pas du tout le genre de personnes avec qui discuter mais en fait la situation fait que tu rencontres des gens de tout milieu qui ont des opinions à l'opposé de ce que tu peux avoir ou des gens qui ont les mêmes opinions que toi et en fait c'est ça qui est intéressant c'est une espèce de partage où on est tellement dans la difficulté qu'un que, en fait, moi, je n'aurais jamais fini la PTL si on n'avait pas été 7. Parce que, dès le premier soir, dès le deuxième jour, je ne sais plus, je dis à Tom Niko, mais en fait, j'étais parti pour battre mon record sur un ultra, donc de faire 90 kilomètres. Et du coup, on arrive au 93ème, et là, je dis à Tom Niko, je repars. C'était mon objectif. Et je repars parce que Tom Niko me dit, va dormir et tu verras. Et en fait, si tu veux, je suis reparti. Et après, que toi, Loïc, tu es venu me voir à la première base via en me disant, ouais, dans mon équipe, il y a des écarts de niveau. Il y avait aussi les deux d'Aqua qui étaient venus me voir en me proposant ça. Et du coup, en fait, ça m'allait parce que moi, j'étais le boulot de l'équipe. Je ne renseais pas. J'étais 50 mètres derrière toi, mon Nico, pendant 24 heures. Et c'était terrible. J'avais une espèce de syndrome de l'essuie-glace au niveau du genou. Je ne pouvais plus. Et en fait, on finit. Et c'est ça qui est hyper intéressant. On va tellement chercher
SPEAKER_00loin
SPEAKER_02que tu vois la semaine d'après quand il faut retourner au boulot travailler c'est hyper dur parce qu'en fait on court là-bas je pense que c'est pareil pour vous
SPEAKER_00tous moi je suis convaincu on peut pas refaire l'histoire mais je suis convaincu comme toi que si on s'était pas regroupé, si on s'était pas croisé moi je serais pas allé au bout tu vois sûr et certain c'est clair que c'était complètement fou je ne vais pas refaire le débrief de la PTL si il y en a qui s'intéressent je mettrai le lien dans la description de cet épisode moi ce qui m'avait vraiment fait halluciner c'était finalement cette espèce de symbiose tout marchait bien, tout était hyper fluide entre nous on s'arrêtait, il n'y avait pas de discussion sur quand s'arrêter, quand manger, quand dormir c'était hyper fluide alors qu'on ne se connaissait ni d'Eve ni d'Adam vous vous connaissiez plus quand même dans votre équipe Tom et Nico vous aviez déjà fait plein d'ultra ensemble mais moi Xavier mon coéquipier on se connaissait assez peu pas du tout en épreuve sportive et à 7 c'était assez fou de voir comment tout s'est mis en place très vite et très naturellement
SPEAKER_02il n'y a jamais eu de discussion sur non on ne s'arrête pas là ou non moi je n'ai pas envie de m'arrêter ça n'a jamais en fait été un point de discussion on a un petit peu discuté de oui combien de temps on s'arrête Parce qu'en fait, on avait quand même des barrières ouvertes qui nous rendent un peu stressés quand même sur l'affairant. Mais à part ça, il n'y a jamais eu de gros soucis ou de grosses tensions. Moi, je ne l'ai pas senti en tout
SPEAKER_00cas. Moi, j'ai même trouvé qu'il y avait une espèce d'émulation. Moi, il y a plein de moments qui m'ont marqué où chacun d'entre vous, vous m'avez vraiment, sans faire gaffe, juste en agissant normalement, sans nécessairement qu'on se parle ou autre, vous m'avez inspiré à continuer à me sortir les doigts en fait et à m'accrocher Nico elle ment pour moi voilà tu vois Nico qui arrive pas à dormir Nico t'as pas dormi jusqu'à quand jusqu'au jeudi je crois non
UNKNOWN?
SPEAKER_00je crois que j'ai mis 4 jours sans dormir et ça devenait c'est vraiment la plus grosse difficulté que j'ai rencontré à la PTL et que je rencontre sur des courses très longues c'est la difficulté à dormir ce qui est quand même un truc de fou tu vois donc quand t'as eu les hallucinations je crois je me rappelle plus mais je suis à peu près sûr non ça devait être la nuit de jeudi à vendredi justement avant qu'on arrive au refuge où il y avait ce mec des chasseurs alpins qui était blessé là je pense ça devait être là t'avais toujours pas dormi tu vois et moi je me disais mais moi je suis mort je suis cramé mais Nico il a toujours pas dormi donc et il continue d'avancer au même
SPEAKER_02rythme
SPEAKER_00ouais son vitage était très très marqué à Nico j'en souviens ah ouais et ça tu vois c'est hyper inspirant enfin toi Clément je crois que j'en parle aussi au dessus de Champé je sais jamais d'ailleurs si on dit Champé ou Champex je crois ouais je sais plus je crois que j'ai J'ai demandé 15 fois pendant la PTL comment ça se disait. Mais bon, bref. Au-dessus de, on va dire, de Champé, où tu faisais la trace. Je ne sais pas si vous vous rappelez, les gars, mais on montait, on était hors sentier complet, nuit noire. Sur la
SPEAKER_02Catogne, ce soir. On était sur une crête. Elle était... ouais dégueu pas très dur mais c'était quand même il y avait des petits passages aller en escalade où il y avait des cornes mais il y avait donc deux petits passages en dessus coup trois et il fallait faire gaffe parce qu'à gauche et à droite
SPEAKER_00bah c'est
SPEAKER_02surtout ouais on voyait c'est une suite ouais c'est ça c'est ça on voyait pardon
SPEAKER_00vas-y
SPEAKER_02Clément non non je sais pas si vous vous rappelez mais cette crête on la voyait de loin et elle était impressionnante on l'avait vue en fait la veille tout l'après-midi et elle faisait peur, moi j'ai cette vision de cette crête qui est imposante qui est inhospitalière et c'est vrai que moi je me souviens en fait, le dépit de Champlain là, quand on monte sur cette crête là, c'est très très raide et vous partiez à fond et moi je savais j'avais quand même pas mal étudié le parcours et je savais que c'était très raide et je vous avais tous dit, il faut partir doucement et on s'était fait avoir parce que c'était extrêmement raide, extrêmement dur mais très très cool quoi, tu vois
UNKNOWN?
SPEAKER_00Mais tu vois, Nico m'avait inspiré avec sa capacité à continuer alors qu'il était complètement cramé, il n'avait pas dormi depuis 4 jours. Toi, dans cette ascension, tu as fait la trace une bonne partie quand même, jusqu'à ce qu'on retrouve le GR, jusqu'à ce qu'on revienne enfin sur un chemin normal. Et je me rappelle quand je t'avais dit est-ce que tu veux que je te remplace devant, parce que ça y est, il n'y avait plus besoin d'orienter. Ta réponse était vraiment genre, vas-y, et tu étais mais complètement cramé, tu
SPEAKER_02vois
UNKNOWN?
SPEAKER_02j'étais cramé mentalement mais en fait je faisais souvent la trace la nuit parce que ça me permettait de ne pas dormir moi qui le problème inverse de Nico qui a besoin d'énormément dormir ça me permettait en fait de me maintenir éveillé d'avoir ce truc là et je me souviens qu'on s'arrête juste après et je ne sais plus lequel me met la lampe frontale dans la tête et en fait j'explose quand je finis je réponds hyper mal en mode tu éteins cette lampe frontale ça m'était insupportable tellement j'étais cramé mentalement et je m'en suis tellement voulu que j'étais en pleurs sur un rocher en disant mais pourquoi tu engueulais ça je m'en étais excusé je ne sais plus lequel c'était mais j'avais mal parlé alors tu vois ça ne méritait pas mais sous l'effet de la
SPEAKER_00fatigue mentale et ouais mais bon voilà quand je parlais d'émulation pour moi c'est ça c'est des petites tranches de l'épreuve où Tom à un moment donné on se suivait il devait être je ne sais pas trois heures du mat on se parlait de nos jobs respectifs pour essayer de ne pas s'endormir et je le voyais qui titubait, tu vois, qui, je pense, tu commençais à t'endormir en marchant, et en fait, tous ces moments-là, tu te dis, mais en fait, je ne peux pas arrêter, il y a des gars autour de moi, ils sont autant, voire plus en galère à ce moment-là, à un instant T, donc ça te pousse à continuer, et ça, quand tu es solo, tu ne l'as pas, donc, ouais, je pense que ça va faire une grosse différence. Mais bon, assez parlé de la PTL, on s'était dit qu'on allait échanger sur la Swiss Peak, donc que vous avez fait ensemble, donc, l'année dernière si je dis pas de bêtises septembre dernier c'était quel parce que j'ai découvert du coup qu'il y a 300 000 formats c'est lequel que vous avez fait on a fait le 360 le 360 kilomètres il y a une nouvelle version effectivement maintenant avec le 660 mais voilà on a fait le 360 avec 6000 mètres de civilisation oh la vache donc en c'est en solo vous l'avez fait ensemble mais vous étiez enfin inscrit solo je fais en solo solo et en équipe. Clément était en solo et avec Nicolas, on était en duo. Ok, donc c'est exactement le même parcours. Oui, le parcours, c'est juste un peu comme la PTL, il faut arriver ensemble à chaque ravitaillement où on va se vivre. Ok. On l'a fait dans le même format que l'année dernière, c'est-à-dire qu'on est resté à trois tout le temps. On ne s'est jamais coupé d'une semelle qui facilite sur certains aspects mais qui peut complexifier aussi sur d'autres. On
SPEAKER_02n'y arrive pas. Donc c'est... Pardon, vas-y. En fait, c'est parce que ce truc-là non mais en fait je sais pourquoi Nico dit ça parce qu'en fait par rapport à la PTL je m'étais quand même un peu plus entraîné et c'est vrai que j'ai eu quelques envies de m'échapper plus honnêtement parce qu'en fait ça allait pas assez vite pour moi ou en tout cas c'est ce que je ressentais je suis pas sûr que je serais arrivé et plus vite si j'avais si je les avais laissé mais en fait j'avais en fait ce mauvais souvenir de la PTL où je voulais arriver en 5 jours parce qu'après la 5 nuit, c'était terrible, en fait, pour moi. J'ai été traumatisé par la dernière nuit de la PTL. Ah oui
UNKNOWN?
SPEAKER_02Où là, on s'arrête 6-7 fois plus grand. Et ça allait quand même pas. Et en fait, là, sur le suspic, je voulais pas revivre ça. Donc, du coup, j'avais fait le plan de route pour qu'on arrive en 120 heures. Et sauf que, bien sûr, on arrive... On serait jamais arrivé en 120 heures. Donc, à un moment donné, au bout du troisième jour, j'avais envie de partir. Sauf que... heureusement que Nico surtout et Tom m'ont bien fait comprendre que ça ne servait à rien et je pense que ça a été une très bonne idée de rester avec
SPEAKER_00eux donc 365 bornes je n'avais pas ça en tête je ne sais pas pourquoi je pensais que vous étiez parti sur le 100 ou le 170 donc 365 bornes 26 000 des plus donc en distance c'est déjà 20% de plus que la PTL en dénivelé c'est à peu près équivalent, il y avait quoi comme au-delà de la trace, c'était quoi les grosses différences par rapport à la PTL
UNKNOWN?
SPEAKER_00La particularité de la Swisspeak, c'est une course en ligne. C'est-à-dire que le point de départ et le point d'arrivée n'est pas du tout le même. Donc il y a un aspect un petit peu logistique où quand on arrive en Suisse, on doit déposer la voiture à l'arrivée et on doit prendre un train qui nous emmène vers le départ. Dans une nuit la veille du départ la veille du départ et ce qui fait que c'est pas tout à fait la même organisation logistiquement mais après je pense que après en termes de confort ça n'a rien à voir non plus avec la PTL c'est beaucoup moins rustique donc la Swiss Peak pour les 365 km on a quand même 6 bases vie ah oui donc 6 bases vie auxquelles on retrouve un sac qu'on a laissé au départ et entre ces 6 basses-villes qui sont donc espacées à peu près de 50 km avec à peu près 4000 mètres de dénivelé entre chaque basse-vie on a même au sein de chacun des 300 donc des ravitos donc on a à peu près un ravito tous les 15 bornes, 20 bornes maximum ce qui fait qu'on a quand même un sac qui est beaucoup plus léger et en termes de confort ça n'a rien à voir on a également un balisage qui est parfaitement parfaitement visible. On a Tifanion à peu près une quinzaine de mètres, ce qui fait qu'on ne se pose pas non plus de questions sur la navigation, ce qui facilite quand même énormément les choses d'un point de vue mental. Donc, tu es toujours sur sentier
UNKNOWN?
SPEAKER_00Oui, la plupart du temps, on est sur sentier. Après, bien sûr, on passe par des pierriers où il n'y a plus forcément de sentier, mais globalement, c'est beaucoup moins technique que la que la ptl après je dirais que la difficulté c'est vraiment l'aspect on va dire physique des choses parce que contrairement à la ptl où on peut rester pendant des tronçons en altitude là on passe notre temps à monter descendre monter descendre et typiquement on doit faire je sais pas je pense une trentaine de cols à peu près au dessus des 2005 2500-3000, et à chaque fois, on redescend dans le fond des vallées, entre 500 et 1000 mètres. Donc, d'un point de vue physique, c'est quand même très compliqué. Mais on n'a pas du tout la technicité, on n'a pas de couvrier, on n'a pas de casque, on n'a pas de crampons, et globalement, on reste quand même pas mal sur du sentier. Et du coup, le chrono final, donc la PTL, on avait mis 148 heures, si j'ai bonne mémoire, pour plus de 300 24 ou 25 000 mètres de dénivelé et là pour voir un peu s'il y a une grosse différence même si c'est plus long là on a mis à peu près le même chrono 143 ouais donc c'est quand même assez proche sachant que la barrière horaire était de 180 heures donc on est parti le dimanche matin à 10h on est arrivé le samedi matin vers 9h Ça finissait à minuit le samedi soir. On avait l'air d'un peu plus d'avance qu'on en avait sur la PTL. La barrière horaire était le dimanche soir. Le dimanche soir, 180 heures. Donc, on avait quand même une sacrée marge par rapport à la barrière horaire. Donc, on était quand même beaucoup moins contraints que sur la PTL où on avait vraiment la barrière au cul en permanence.
SPEAKER_02Complétez du coup, en fait, pour un peu simplifier, toute la première partie ou les deux tiers du parcours, en fait, on on part du Rhône qui fait 3 mètres de large on monte en haut on monte au plus haut possible là dans la vallée enfin sur les montagnes et puis on redescend tout au fond de la vallée pour être sûr que le Rhône il coule encore et on recommence et on redescend et en fait c'est hyper usant parce que c'est un peu démoralisant au début en fait donc on profite en altitude parce qu'on a des glaciers à droite à gauche c'est magnifique mais dès que tu redescends en vallée donc nous en plus on a eu canicule il faisait hyper chaud enfin moi je ne souffre pas tant que ça de la chaleur, mais on a eu des périodes quand même là où il faisait très très très très chaud, moi j'ai trouvé, surtout sur le début. Et surtout, la particularité de la Swiss Peak que moi j'ai assez peu appréciée, c'est des descentes extrêmement raides. Mais raides au point que, forcément, on avait du mal à marcher, il fallait qu'on s'arrête. Tom, qui n'aime pas trop les descentes, alors moi, en plus, j'adore les descentes, mais moi, j'ai souffert dans les descentes et vraiment, les descentes, comme les montées, c'est droit dans la pente, c'est rare, on n'a pas l'habitude de ça dans les Pyrénées, j'ai l'impression. On a plus des lacets, là, les lacets, des fois, on les a oubliés. Donc, c'est une des grosses particularités. Pas technique il y a très très peu d'endroits techniques mais par contre qu'est-ce que c'est raide, qu'est-ce que ça monte et ça descend droit,
SPEAKER_00voilà alors comment vous étiez préparé à à une distance pareille parce que Tom Nico, alors peut-être juste avant ça Tom Nico donc vous disiez vous avez quand même de l'expérience diagonale pas mal de courses dans les Pyrénées etc mais autre de la PTL, vous aviez déjà fait des distances équivalentes
UNKNOWN?
SPEAKER_00En format vraiment ultra-trail, où potentiellement ça peut se courir, ce qui n'est pas le cas trop de la PTL. Par la PTL, non, on avait fait la PTL et le Marathon des Sables. L'Euphoria, qui était à 225. Oui. Je ne suis pas sûr qu'ils n'ont plus beaucoup d'expérience à avoir pour ce genre de course, parce que c'est tellement long que c'est hors catégorie, je pense. Mais on n'avait pas d'expérience sur ces formats je me travaille très. Ouais. Et du coup, côté prépa, comment vous l'avez géré
UNKNOWN?
SPEAKER_00Sachant que l'objectif dès le début, c'était que vous couriez tous les trois, mais vous n'êtes pas au même endroit, à part Tom et Nico. Et Clément, je ne sais pas si tu étais encore en Italie ou déjà en Allemagne. Comment est-ce que vous vous êtes coordonnés pour faire en sorte d'arriver le jour J avec globalement à peu près la même forme et la même capacité à tenir le même rythme
UNKNOWN?
SPEAKER_00On a fait quelques courses de préparation avec Nico. On a fait une course au Pays Basque avec le Scal trail, le 130, on a fait pas mal de sorties motiles, et après ça se résume souvent à ça, c'est des courses en off, des choses comme ça qu'on fait à côté, en préparation. En termes de nombre de dossards qu'on prend par an, moi j'en suis en 3-4 au maximum, donc j'ai pas non plus un... grand coureur en termes de course chronométrée avec Dossard, je préfère finalement faire des choses avec les copains sans Dossard donc ça se résume souvent à ça, les préparations à côté et pas mal de vélo, moi je fais peut-être plus de vélo que Nicolas là-dessus ce qui permet de compenser un peu d'autres choses Après je pense que la meilleure prépa c'est vraiment partir en montagne le week-end, faire de la rando pas forcément à des rythmes fous mais c'est ça, c'est marcher montagne pour s'habituer au dénivelé et après en termes de prépa c'est vrai que quasiment tous les jours je cours je ne fais pas forcément en semaine des distances très importantes mais entre 10 et 20 bornes tous les jours à peu près ce qui représente je ne sais pas sur l'année de préparation ça fait à peu près du 4000 km du 100 000 mètres de dénivelé c'est à peu près le standard après je pense que c'est beaucoup plus moins que certains qui se préparent et qui font le double, voire le triple de distance et de dénivelé. Ce qu'il faut retenir pour la prépa, pour ce genre d'épreuve, c'est vraiment la rando et les bouffées du dénivelé en montagne, que ce soit en marchant, en skill rando, c'est ce qui va payer. Sachant qu'on est toujours à des rythmes cardiaques assez bas, on ne monte jamais les tours et l'objectif, justement, c'est de rester de ne jamais se mettre dans le rouge et de s'économiser. L'objectif, c'est de s'économiser tout au long de la course pour en garder sous le pied pour la suite. Et toi Clément, tu faisais comment
UNKNOWN?
SPEAKER_00Parce que tu étais en Italie ou en Allemagne
UNKNOWN?
SPEAKER_02C'était la transition. Je m'étais beaucoup entraîné janvier, février, mars parce que j'avais un trail qui me plaisait en Toscane au nord de Rome, au Rome et Florence, qui maintenant fait partie de l'UTMB, qui fait partie de l'UTMB Series, qui s'appelle l'Ultra Trail Chianti, donc c'est 100 km et 4000 de D+, sur l'estrade des Bianchais, qui sont ces chemins blancs poussiéreux, donc entre les vignes, donc très sympa, mais bon, assez roulant quand même. Et puis derrière, du coup, je suis allé en Allemagne, donc je n'ai pas couru pendant deux mois, puis du coup, je suis arrivé à l'Oschka Trail avec les deux acolytes. J'ai voulu les suivre. Et en fait, je me suis fait arrêter par la médecin de course sur le ravitaillement parce que j'étais complètement désorienté et en hypoglycémie sévère. Donc, j'ai fait 65 bornes. Et derrière, j'ai fait deux week-ends montagne. Un où j'ai fait... faire 50 bornes sur un jour et deux trois semaines après l'été j'ai fait 65 bornes sur deux jours et voilà. Ce n'est pas un bon exemple parce que du coup je m'entraîne plutôt sur des courtes distances et plutôt à haute vitesse. Et après, du coup, comme je disais tout à l'heure, je souffre énormément dès que c'est très, très pentu. Voilà. Donc, oui, il vaut mieux faire comme Tom et Nico, aller souvent en montagne, je suis d'accord, randonner énormément, à bonne vitesse, mais
SPEAKER_00randonner. Ok. Et cette prépa plutôt orientée, du coup, montagne, dénivelé, rythme lent, vous diriez que c'est valable jusqu'à quelle distance
UNKNOWN?
SPEAKER_00Enfin, du coup, si on diminue la distance pour un 100 bornes par exemple vous feriez ça et je pose la question d'ailleurs parce que ben on est inscrit à une course gtc sans qu'on va faire ensemble et du coup on est en plein dans la prépa donc ça m'intéresse d'avoir votre avis là dessus en tant que que ultra trailer aguerri je pense que pour le gt100 effectivement on sera amené à beaucoup plus courir que en On le fait sur du très long. Donc, je pense qu'il faut effectivement s'entraîner à essayer de courir un peu en côte ou faire des choses comme ça de temps en temps pour pouvoir un peu peut-être plus Faire travailler le cardio que c'est nécessaire sur du très long, même si à notre niveau, au cas de nous quatre des élites, on va quand même marcher peut-être 80% ou 90% du temps. Je pense qu'il y a peut-être un juste milieu à avoir par rapport au... aux courses de 20-30 où on ne fait que courir, les courses de temps où c'est un peu les deux, et les courses de très long où c'est que la marche quasiment. Mais à mon avis, on sera amené à beaucoup plus courir en ratio que sur... Ok. Bien, bien, bien, bien. Tu flippes, Clément, toi, pour le GTC 100 ou pas
UNKNOWN?
SPEAKER_00Moi, j'ai un peu la pression quand même. Quand je vois le pédigré de Tom et Nico, je me dis, bon, OK. Puis toi, Clément, t'es quand même assez rapide
SPEAKER_02aussi. Moi, je flippe un petit peu. Moi aussi, parce qu'en fait, pour rien cacher aux gens qui écoutent, on fait le GTC 100 parce qu'on a vu l'ouverture pour pouvoir s'inscrire l'année suivante au TOR. Ça ouvre des dossards et on veut faire le tour ensemble, et ça fait trois ans que nous, on essaye, qu'on n'arrive pas à le faire ensemble, donc on s'est dit, on passe par là. Sauf que moi, faire une course de 100 km, comme je disais tout à l'heure, je les ai toutes abandonnées. Il n'y en a aucune que j'ai réussi à finir. Parce qu'en fait, je pars trop vite. Moi, j'adore courir, surtout en descente, et donc j'y vais à fond. Ce qui est une très mauvaise idée. Donc ouais, ça me fait flipper. Ça me fait un peu peur, parce que j'ai toujours cette peur de ne pas... J'ai l'esprit compétitif, surtout sur tout ce qui est course à pied. Je n'aime pas rester derrière. C'est compliqué. Mais là, je pense que je vais tout faire pour la finir. Et là, sur l'entraînement, je pense que je serai un peu plus light. C'est déjà light, mais globalement, plus courir. Comme disait Tom, moi, je compte courir toutes les descentes tant que c'est
SPEAKER_00possible.
UNKNOWNOk. Voilà.
SPEAKER_00Si on en revient à cette Swiss Peak donc 365 kilomètres 26 000 mètres de dénivelé ligne droite enfin en tout cas c'est pas une course en boucle avec j'ai l'impression d'un point de vue logistique quand même une organisation très très très confort ça a été quoi un peu les grandes étapes de votre aventure est-ce que finalement du fait de de l'orga notamment ça a été difficile mais confort entre guillemets tout le long ou est-ce qu'il y a eu des est ce qu'il ya des anecdotes vous pouvez nous partager vous avez un peu plus souffert on va dire moi très vite j'étais plutôt été le poulet du groupe pendant une bonne partie de la course parce que dès la deuxième montée la troisième montée plutôt j'étais pas très très bien il y avait une longue descente qui nous emmenait à la base vie où là j'étais vraiment pas bien du tout donc la première base vie c'est qu'il était à Fiches, passion des Fiches d'ailleurs qui est au kilomètre 50 et je suis arrivé mais complètement malade je pouvais plus manger, je pouvais plus m'alimenter je pouvais plus boire et là ça a été un peu compliqué Nicolas m'avait déjà vu dans cet état-là, donc il savait qu'il fallait juste patienter que le moment s'allait passer. Il fallait que je vomisse à un moment, donc j'ai attendu. C'est pas combien de temps dans la base vie
UNKNOWN?
SPEAKER_00On tardait de repartir, mais moi, je pouvais pas du tout repartir dans l'état où j'étais. J'étais vraiment... J'avais très froid, pourtant il faisait une chaleur de dingue. Mon cuvet sur les épaules et tout. Ah ouais
UNKNOWN?
SPEAKER_00J'étais vraiment pas bien, jusqu'au moment où... où j'ai vomi, et je pense qu'une fois que j'ai vomi, 5 minutes après ou 10 minutes après, on était reparti. Mais t'as eu quoi, du coup
UNKNOWN?
SPEAKER_00Tu sais ce que c'était
UNKNOWN?
SPEAKER_00J'ai toujours le ventre qui se noue au bout de 8-10 heures de course. Et là... Je suis reparti. On est reparti de cette base-vie. Il devait être 21h ou 22h. Et là, je suis reparti le ventre vide, mais je pouvais marcher. Il nous attendait une belle grande montée. Là, je pense qu'il y avait pas loin de 2000 mètres de dénivelé qui suivait. Mais l'énergie est revenue après. Mais là, ça a été pour moi le premier coup très dur où où l'infirmière ou la personne de l'organisation est venue me voir en disant vous repartez pas, elle disait j'ai un écolat bah« Vu que vous êtes en duo, il faudrait que vous changiez votre numéro de dossard parce que lui, il ne va pas repartir.» J'entendais ça derrière. Je me suis dit que c'était un peu inquiétant. Je n'avais pas du tout envie d'arrêter. Finalement, c'est passé. Mais il y a eu ce premier coup très rapidement dans la course où je n'étais pas bien. Et finalement, c'était qu'une étape. Mais ça a peut-être fait des séquelles sur les jambes parce que j'ai eu des courbatures et des problèmes aux jambes très, très vite. Les descentes, j'avais les cuisses très, très dures. Mais ça, ça peut arriver souvent au bout de 120 ou 150 kilomètres. Là, au bout de 40 ou 50 bornes, j'avais déjà les jambes bien cuites. ok c'est dingue que ça soit arrivé mais c'est systématique tu disais que t'as le ventre qui se noue généralement au 40-50ème il y a un rapport avec l'alimentation ou l'eau, la chaleur vraiment pas du tout à l'expliquer je sais pas l'expliquer ça m'est arrivé sur beaucoup de cours pas toutes je sais que je vais passer par cette étape là qui va durer 3-4 heures où c'est très difficile on ne peut plus manger, on peut difficilement boire. Donc là, les forces s'amenuisent très vite. Mais... Je suis un peu habitué à ça et c'est presque plus une surprise quand ça arrive. Mais c'est toujours un peu inquiétant de dire ce que ça va se passer comme les autres fois où au moment où ça passe, ça me permet de continuer et d'oublier et de passer à autre
SPEAKER_02chose. Et puis en plus, rajoutez à ça, moi et Nico, on était... très en forme la première journée donc les montées on les faisait tranquilles en marchant et les descentes on courait tout ce qui fait que Tom était 50 mètres derrière nous et il pouvait pas s'arrêter sur un rocher en milieu de descente pour essayer de récupérer et pas graver ce mal de ventre donc je pense que tu vois il y a l'effet de groupe est hyper bénéfique mais tu vois sur des situations comme
SPEAKER_01ça
SPEAKER_02Tom là au milieu de la troisième descente il y a il y a il y a un ravitaillement et en fait il vient me voir il fait non mais les gars là il faut ma attendre aussi il me dit c'est pas cool tu vois et en fait nous on s'en rend pas compte parce qu'on est pas mal du tout on est très bien avec Nico on se rend pas compte on voit pas forcément que Tom est mal et du coup c'est vrai on avait pris 3-4 minutes d'avance donc Tom ne voit plus plus le fait que t'es mal tu vois il y a vraiment ces choses là qui en équipe il faut faire gaffe et quand tu es dans l'euphorie du premier jour de la course nous on l'a pas vu Donc après, forcément, on rectifie, on reste avec lui. Mais je pense qu'on a aussi toujours un petit peu notre part de responsabilité dans le fait que Tom ait été aussi mal parce que sur la première base vie, on devait s'arrêter 30 minutes et repartir. On est resté deux heures. Et d'ailleurs, moi, en attendant, je bouffais, je buvais, je ne faisais que ça. Ce qui fait que dans la rentrée suivante, il a fallu que je vomisse parce que je n'en pouvais plus.
UNKNOWNÇa m'étrangle. Et c'est tout.
SPEAKER_02C'est énorme. C'est une petite anecdote de rester en
SPEAKER_00équipe. et Nico donc toi tu savais que tu allais avoir ton problème perpétuel de gestion du sommeil est-ce que tu as des stratégies des tips que tu arrives à mettre en place maintenant pour juguler un peu ça ou tu sais que tu vas systématiquement galérer à dormir les 3-4 premiers jours j'ai toujours pas résolu le problème j'ai eu exactement le même problème sur cette Swiss Peak que sur la PTL donc là sur les 6 jours et demi de course c'est pareil je crois que j'ai dû dormir en cumulé 4h30 c'est devenu une torture donc les 3 premiers jours pareil j'ai absolument pas réussi à dormir à chaque fois on s'arrêtait à une baisse vie à partir du deuxième jour Tom Clément dormait comme des bébés et moi je passais mon temps à regarder ma montre en me disant allez il faut que je m'endorme et puis je voyais l'heure il restait une demi-heure, 20 minutes, un quart d'heures, on dit bon allez c'est plus la peine on s'en va dans 5 minutes et donc je pense que ça c'est un cercle vicieux où plus t'es fatigué, plus tu te stresses pour pouvoir dormir et finalement c'est ingérable après c'est aussi pour moi la grosse difficulté des courses où on reste en équipe il y a certains des gros avantages comme on On en parlait tout à l'heure, le fait d'être ensemble, de s'auto-motiver, de passer des bons moments ensemble. Mais par contre, il y a vraiment une difficulté complémentaire, course en équipe, ou en tout cas lorsqu'on reste ensemble, c'est qu'on n'est absolument pas sur les mêmes rythmes. On n'a pas du tout les mêmes protocoles de sommeil. Et effectivement, le fait de dire pendant la réunion de base vie, on va dormir une heure, on va dormir deux heures, c'est beau sur le papier, mais c'est absolument pas... faisable, en tout cas, pour moi. Donc, on repartait d'une basse vie, donc les deux genoux étaient tout faits, etc. Et moi, j'étais vraiment déjà dans la douleur. Et deux heures après, je n'avais qu'une envie, c'était de dormir, sauf qu'on se retrouvait sur des écoles, des rochers. On venait de s'arrêter, je n'osais pas demander, allez, on fait une pause, et pour moi, c'était vraiment une torture. Voilà, donc, c'est pour ça, je voudrais vraiment maintenant tester un autre mode de fonctionnement, parce que c'est vrai que toutes les courses au long, je les ai toutes faites avec Tom, ou avec Clément, et en équipe, donc toujours avec cette même contrainte, donc j'ai envie de tester la prochaine Swisspeak, de me dire, là, aujourd'hui, je j'arrive à une base vie, je ne suis pas fatigué, je continue. Par contre, si je m'écroule une heure ou deux heures après, je m'arrête, je dors un quart d'heure sur un rocher et je repars. J'ai envie de tester, de continuer à me découvrir parce que malgré mes 20 ans de trial, je n'ai toujours
SPEAKER_01pas
SPEAKER_00résolu ce problème. C'est vraiment pour moi la difficulté principale en plus de l'alimentation qui parfois peut être vraiment un gros problème sur ce genre de course or là j'ai l'impression que hormis la première base vie où Tom a énormément souffert avec l'alimentation on n'a pas vraiment souffert sur le reste de la course de l'alimentation il faut dire qu'on a également des ravitaillements qui sont vraiment très très très bien fourni. On est en Suisse, donc avec à base de pas mal de fromage, il y a des raclettes, il y a des tartiflettes, des plats de fromage fondu à tous les ravitaux. Même, je ne sais pas si c'est très bon pour le corps, au besoin physiologique du corps, mais je peux te dire que pour le mental, quand tu aimes ça, c'est vraiment extraordinaire et c'est un bon moteur pour la machine. Hier, à des endroits, il y avait des bières, on avait goûté du choléra, qui est une spécialité suisse, apparemment, on s'est vraiment régalé, il y a des endroits, enfin, ce qu'on retient de cette récumence, mis à part beaucoup d'autres choses, mais c'est les ravitaillements qui sont vraiment exceptionnels. C'est pour ça, voilà, ce qui se pique, mais là, ça dépasse l'entendement de voir l'accueil de l'organisation qui est génial, mais ces ravitaillements qui sont toujours assez variés, avec des fois des sandwiches, on a eu des bières sans alcool, on a eu plein de choses au prix de ce qu'on trouve communément avec le coca ou autre chose. Là, effectivement, la partie ravitaillement, ils ont vraiment gâté là-dessus. On va appeler ça le travail gastronomique. Et vous voyez qu'à chaque fois, un ravito tous les 15 bords, un accueil extraordinaire, des organisations qui nous attendent, qui chantent, qui nous encouragent. Ça n'a strictement rien à voir avec la pétale ou sur, je pense, les les 6 jours de course on a dû rencontrer ou croiser une quinzaine de bénévoles sur la durée donc c'est vraiment pas le même format même si le terrain est quand même compliqué comme je le disais à cause de la succession de montées décentes permanentes à la PTL rappelez-vous je crois qu'ils étaient de mémoire il y avait 30 bénévoles pour toute la course sur plus de 300 bornes et un médecin, enfin une médecin donc oui effectivement on n'avait pas croisé pas croiser grand monde comment vous communiquez du coup quand vous partez comme ça l'objectif c'est de rester à 3 de partir à 3 d'arriver à 3 qu'est-ce que alors Clément tu disais un peu plus tôt qu'à un moment donné Tom il a tiré la sonnette d'alarme mais est-ce que vous vous étiez mis d'accord en amont sur globalement je sais pas le rythme que vous vouliez tenir ou les périodes auxquelles vous alliez vous arrêter pour dormir vous ravitailler etc parce que c'est juste hyper important quand on est dans un effort aussi long, aussi dur qui dépasse simplement le physique, qui devient aussi un effort mental. Nico, tu parlais même de torture. J'imagine que c'est hyper important de communiquer. Comment ça s'est passé de ce côté-là
UNKNOWN?
SPEAKER_00On avait fait un plan au départ. Je pense que Clément avait fait un plan détaillé. Moi, c'est pareil. Mais très vite, le plan vole en
SPEAKER_02éclats. C'est très important d'avoir ce plan en tête. Moi, j'avais étudié vraiment le parcours. On s'y prend quand même. Moi, j'y prends un bon mois l'avance, étudier le parcours on utilise un logiciel open source course generator donc on essaye c'est pas possible sur ces courses là d'utiliser en fait un peu les courbes de vitesse parce que ça marche pas mais en fait on essaye de sauver un temps au final donc là c'était 120 heures à peu près j'avais pas envie de passer une dernière
SPEAKER_00vidéo et du coup on s'est fait notre plan là dessus c'est c'est les coups de mou des uns des autres. Quand tu es un solo, tu es dans ton rythme, alors que là, systématiquement, tu te mets au rythme du boulet de l'équipe. Et le boulet, attention, ce n'est pas une personne. C'est en fonction des jours, des heures, le bourreau, on se le passe de l'un à l'autre. Au début, cet homme a fait le boulet. Moi, j'ai eu ma partie de boulet. Clément, je ne me souviens plus. Moi aussi, oui. Mais systématiquement, il y en a un qui est toujours dans le dur, qui est moins en forme. et bien forcément le groupe se met donc à la vitesse du maillon de faible si on peut dire donc c'est clair on va beaucoup beaucoup moins vite à 3 que si on était seul maintenant comme le dit l'adage on va peut-être plus loin parce que dans les moments difficiles justement il y a quelqu'un qui est là pour nous soutenir donc voilà c'est le gros dilemme de ce genre de course comment le gérer mais voilà ce qui est important en tout cas c'est de d'être à l'écoute des uns des autres d'avoir l'empathie qui va bien pour comprendre à quel moment l'un va pas bien et être capable de le soutenir et faire en sorte qu'il a eu le mieux de l'art et voilà donc ça rajoute une dimension vraiment complémentaire à ce genre de course mais qui est aussi partie de l'aventure et qui est vraiment intéressant et c'est là où tu te rends compte est-ce qu'on est fait pour courir ou pas ensemble parce que quand on est vraiment dans des situations très très compliquées le moral il est dans les chaussettes etc on aurait vite fait de se taper sur la gueule alors là ça se passe pas comme ça c'est que vraiment on est fait pour pouvoir courir ensemble donc ça renforce aussi les liens donc c'est très intéressant sur ce genre de course Personne n'a mis sa frontale dans les yeux de Clément
SPEAKER_02du coup
UNKNOWN?
SPEAKER_02Non on a hésité là Non mais par contre tu vois sur une des... je crois que c'est en fin de deuxième nuit où en fait... on s'arrête en ravitaillement et Nico a vraiment besoin de dormir. On va dormir et en fait, alors moi, je m'allonge au bout de deux minutes, je dors quelle que soit la situation. Enfin, tu me mets dans n'importe quel endroit, je dors. Donc en fait, je dégoûte Tom et Nico parce que je m'allonge et je dors déjà. Donc ça, en fait, Tom et Nico, ils n'en peuvent plus. Au bout de deux jours, ils m'en parlent toute la journée. Mais comment tu fais pour dormir aussi bien
UNKNOWN?
SPEAKER_02Blablabla. Sauf que là, fin de deuxième nuit, Nico a besoin de dormir donc on s'arrête et moi, là, je dois dormir même pas cinq minutes sur l'heure qu'on reste. Et en fait, je me réveille dans une humeur exécrable. Mais vraiment, je suis de très, très mauvaise humeur. Je ne sais plus où je suis. Je suis désorientée. Et là, je pousse une gueulante contre Tom et Nico en leur disant« Non, mais les gars, si on s'arrête comme ça en permanence, on va jamais arriver au bout.» Et en fait, parce que j'ai expérimenté ce que Nico vit quand il n'arrive pas à dormir, qui en fait, ça te fait un peu déraillé, vraiment, et je l'ai expérimenté, et je m'en suis excusé un peu après quand c'est retombé, mais en fait, on peut avoir des sautes d'humeur comme ça qui sont incontrôlables, t'as pas envie de le faire, mais tu t'emportes, mais en fait, ce qu'il y a de bien, c'est qu'on le sait, donc en fait, on s'en tient par rigueur entre nous, on a envie de passer à autre chose, à calmer le jeu, donc Tom et Nico, dans ces cas-là, ils calment le jeu, on monte jamais dans les tours, tu vois, on on se répond pas et en fait en calmant le jeu ça passe très très vite et c'est grâce à ça en fait qu'on avance
SPEAKER_00mais ce que tu dis moi je sais pas si je m'endors rapidement mais en tout cas sur la PTL j'avais pu dormir mais c'est clair que le fait que forcément, tu es à fleur de peau quand tu ne peux pas dormir, quand tu as un effort physique à fournir 21 heures par jour. Et ce que tu viens de dire sur le fait de parfois exploser, moi, c'était clairement Nico, je ne sais plus si je te l'avais dit, mais moi, c'était un truc qui me faisait halluciner. C'est que tu n'as pas dormi pendant 4 jours et tu étais parfaitement calme, parfaitement posé, pas un mot plus haut que l'autre. C'était quand même assez hallucinant de voir que tu restais en parfaite maîtrise alors que tu étais clairement en manque de sommeil. Dans la résilience, ce n'est pas un slogan de ton podcast. C'est ça. En tout cas, vraiment impressionnant. Nico, pour terminer sur ce sujet du sommeil, qu'est-ce que tu as fait pour essayer de trouver des solutions
UNKNOWN?
SPEAKER_00Est-ce que tu as essayé des techniques de respiration, ce genre de choses
UNKNOWN?
SPEAKER_00J'ai essayé, mais là, je pense qu'il y a une dimension… dimensions supplémentaires qui viennent tout écrouler ce que j'ai testé c'est effectivement le stress la pression de ne pas réussir à dormir après le rythme cardiaque qui reste élevé quand tu t'arrêtes et après effectivement les douleurs également dans les jambes qui continuent même quand tu t'arrêtes tu t'essayes de t'automasser les jambes mais ça te fait des douleurs et ça contribue aussi à à t'empêcher de dormir. Mais je pense que c'est surtout psychologique. C'est vraiment le stress de se dire, il faut dormir, il faut dormir. Et là, ça te bloque tout, quoi. Voilà, donc ça fait partie de l'aventure. Et comme quoi, malgré les 20 années de travail que j'ai derrière moi, j'ai toujours des choses à apprendre. Et c'est ça qui est extraordinaire aussi dans le travail. C'est qu'on en apprend toujours. Et c'est vraiment... Une aventure, on découvre à la fois des coins, des paysages, des montagnes extraordinaires. Mais surtout, c'est une aventure sur soi. On se découvre soi-même et on essaie de mieux se connaître, d'en apprendre sur soi. Et ça fait vraiment partie des raisons pour lesquelles j'adore le trail. Tu le vends très bien en tout cas, ça donne envie d'en faire plus. Là, j'ai le profil de la course sous les yeux. C'est une lame de cidre, machin, ça monte, ça descend, ça monte, ça descend, non-stop, exactement ce que vous expliquez. Une fois que le coup de barre, le coup derrière la nuque des 50 premiers kilomètres est passé pour Tom, la suite, ça a ressemblé à quoi collectivement et individuellement
UNKNOWN?
SPEAKER_00Est-ce qu'il y a eu des périodes d'euphorie, des périodes de gros coups de mou qu'il a fallu géré
UNKNOWN?
SPEAKER_00Alors Clément tu t'en as évoqué un là mais est-ce qu'il y en a eu d'autres de marquants
UNKNOWN?
SPEAKER_00Il y a eu d'autres moments alors moi j'ai clairement beaucoup plus souffert du sommeil que pour les BTL j'ai vraiment ça a été un calvaire notamment alors un Un refuge, c'était plutôt vers la fin, moi, je ne sais pas si tu te souviens, sur la PTL, au refuge Salanf, où on passait dans la PTL, un barrage, et juste après le barrage, on arrivait à ce refuge-là, et je rêvais d'arriver à ce barrage-là, enfin, d'arriver à ce refuge-là, et là, la traversée du barrage, qui doit faire peut-être un kilomètre, ou 800 mètres, j'avais les yeux qui... Je passais en mode sommeil de d'une demi-seconde et après j'étais éveillé une demi-seconde et je devais continuer à marcher parce qu'on voyait qu'on arrivait et donc là on était de nuit comme sur la PTL et en fait on n'arrivait pas du tout au refuge on dormait dans un atelier de réparation qui était à 100 mètres du refuge donc pas du tout le même confort qu'on aurait pu imaginer pendant la PTL et moi je suis arrivé là mais vraiment avec une carence de sommeil très très forte, et en me couchant sur ces lits de camp qu'il y avait en plein milieu, on était le long de grillages à béton qui étaient le long des lits de camp, c'était rigolo, j'ai commencé à avoir des crampes qui m'ont complètement empêché de dormir, et là c'était, j'ai passé pour moi le pire moment, parce que je me suis vu abandonné à ce moment-là, parce que je ne pouvais plus marcher, j'ai Il y avait vraiment des très grosses douleurs qui m'empêchaient de dormir. Et je me suis dit, je suis arrivé au bout de la course. Là, je me souviens, j'étais presque en larmes à me dire, ça ne peut pas se finir là. J'étais encore motivé pour avancer. Mais les jambes étaient arrivées à un point qui... Même si je les mettais en hauteur, j'essayais de me masser et tout ça, la douleur ne passait pas. Mais voilà, pour moi, il y a eu des moments, même si on regarde effectivement le parcours en d'autres sites, comme tu disais, il y a des moments plus durs que d'autres. Et même si on se dit qu'on est à la fin, là, on est au kilomètre 270, il en reste un peu moins de 100. On n'est plus sur la fin que sur le début. Il y a vraiment des moments où j'ai vraiment J'ai beaucoup souffert à ce moment-là de sommeil et c'est marrant parce que je garde ce moment de la course en mémoire peut-être plus que tout le reste vu la douleur ou les doutes que j'ai pu avoir. À ce moment-là, on a pu repartir quand même, mais ça a été un moment très difficile. C'est dommage qu'il ne vous ait pas mis dans le refuge, parce qu'il était génial, ce refuge à Salon. Ça a été notre meilleur refuge de la
SPEAKER_02PTL. Et là, nous, on est tombés dans un lieu qui est, en fait, vu l'état de fatigue et l'heure à laquelle on arrive, c'est 4h du mat, 3h. C'est un peu glauque, en fait. Et moi aussi, en fait, j'ai vraiment ce moment-là en mémoire, parce qu'en fait, Tom est complètement déboussolé. Il m'appelle Stéphane. En fait, Stéphane, c'est un gars qu'on a rencontré... Ah oui, non, non, mais il est complètement... Enfin, Tom n'est plus là. Et en fait, il m'appelle Stéphane, c'est un gars avec qui on a passé 4 jours, un peu comme sur la PTL, un gars qui s'est greffé à nous, super sympa, avec qui on a gardé contact. Et en fait, Tom me dit qu'il arrête. Et en fait, moi, j'ai jamais vu Tom dans cet état-là. J'ai jamais entendu Tom, même sur la PTL ou dans les pires moments, que Tom va arrêter. Et en fait, il est... Enfin, t'es très mal quand même, Tom, à ce moment-là. Et c'est incroyable que 20, 30 minutes plus tard, on marche. Et au bout de 38, t'as marché. C'est comme si c'était rien passé. C'est incroyable. Moi, qui étais un peu mieux que Tom, en tout cas, à ce moment-là, je comprends, Tom, que t'aies gardé ce moment-là en même temps.
SPEAKER_00C'est quand même incroyable quand on entend toutes vos histoires sur les périodes de down vraiment fort que vous avez eues. C'est quand même hallucinant. Nico, tu évoquais le terme de résilience un peu plus tôt. Moi, vraiment, j'hallucine systématiquement quand j'entends des témoignages comme ça sur la capacité du corps et de l'esprit à rebondir. C'est quand même fou. S'il s'est écoulé, comme tu disais, Clément, 20-30 minutes, c'est incroyable. On passe d'un état où Tom tu décris de la torture à bon bah je repars il me reste quasiment 100 bornes ce qui en soit est déjà
SPEAKER_02monstrueux ouais alors après c'est 100 bornes qui sont faciles entre les gamins puisque on a plus non mais vraiment tu vas comprendre pourquoi parce que si t'as le profil sous les yeux tu regardes là à partir de l'auberge de Salan il y a plus de grosses montées en fait on est en altitude et on redescend petit à petit vers l'arrivée donc moi je savais qu'à cette auberge là j'allais arriver quoi qu'il arrive donc pour moi la course elle est pas à mais globalement elle est sur des très très bons rails donc moi je suis plutôt de bonne humeur à ce moment là et plutôt très motivé mais en fait si tu veux tu sais c'est vraiment le même parcours que ce qu'on a fait sur la PTL après on remonte au col de Suzanne donc là il y a une ou deux mains courantes c'est un des passages les plus techniques qu'il y a sur la Swiss Peak alors que pour nous sur la PTL c'était un des passages les plus plats et les plus sympas et du coup et du coup en fait le fait de marcher donc une espèce un faux plat montant comme ça, un long plat, puis un faux plat montant, ça nous changeait de monter des sortes très abruptes. Et d'un coup, c'est vraiment quelque chose qui a fait, je pense, aider à faire passer ce mauvais mot-là, en fait. Parce que tu n'es pas de nouveau dans le très dur.
SPEAKER_00Oui, oui. Est-ce que le fait de cumuler les expériences comme ça ou... où vous êtes au plus mal et puis finalement le corps s'adapte l'esprit se relance et ça va est-ce que le fait d'en avoir au fil des trails que vous faites des ultras que vous finissez est-ce que finalement ça vous donne une sorte de capital confiance pour les cours sur lesquels vous vous lancez où vous vous dites bon je sais qu'il va y avoir du très dur potentiellement que je vais souffrir mais je sais aussi que ça m'est déjà arrivé 5, 10, 30 fois 50 fois et que à chaque fois ça va repartir Je pense qu'effectivement, l'expérience des trials passés est extrêmement importante là-dessus, parce qu'il y a des moments où effectivement, ça va très très très mal, et on se dit, bah ok, lorsque ça va très mal, t'as fait 150 bornes ou 200 bornes, il en reste 150, tu te dis, mais c'est pas possible, je jette l'éponge. Et le fait d'avoir effectivement déjà connu ce genre de situation dans des trials passés, tu sais que c'est pas un état qui il va continuer à se dégrader, et au contraire, c'est vraiment, le trail, on se retrouve en permanence dans un cycle, on va dire, une jolie sinusoïde, où un coup on est en haut, un coup on est en bas, et on sait que lorsqu'on est en bas, ça va remonter, donc il faut attendre, il faut serrer les fesses pendant 2h, 3h, 6h, peut-être 10h, et ensuite, on ne sait pas pourquoi, de nouveau, on se retrouve dans un état de bien-être, en euphorie, on ne sait pas, on a mangé, on a bu, on a... on a changé son mindset et d'un seul coup ça va voilà donc je pense que l'expérience aide énormément pour pouvoir continuer sinon effectivement on aurait vraiment plus d'envie c'est de jeter les penches il ne faut juste pas qu'au moment où tu as l'impression que tu remontes la pente il y ait ton coéquipier qui te dise le refuge est à 50 mètres alors qu'en fait il est à 300 mètres je m'en rappelle pas tout seul ça ouais vous voyez de quoi je parle de quel moment je parle exactement ah punaise Xavier si tu nous écoutes excellent en fait ma question suivante elle est un peu liée à ce que tu viens d'évoquer Nico mais c'est qu'est-ce qui fait que vous vous relancez parce que à vous écouter je pense pour quelqu'un qui a jamais fait d'ultra trail ou de trail car il entend voilà pas de sommeil au point d'avoir l'impression que c'est de la torture de la douleur qui t'empêche de dormir des coups de gueule, il y a peut-être des gens qui se disent, waouh, mais c'est quoi finalement l'intérêt de se lancer dans des formats comme ça
UNKNOWN?
SPEAKER_00Qu'est-ce que vous leur répondriez, vous
UNKNOWN?
SPEAKER_00Qu'est-ce qui fait que vous repartez
UNKNOWN?
SPEAKER_00On oublie les mauvais moments, mais en général, même si on les a toujours un peu en tête, mais c'est ce qu'on raconte, mais il faut imaginer quand même que tout le reste, c'est quand même des bons moments, et je vais revenir sur la PTL, je me souviendrai toujours des 150 derniers mètres de l'arrivée de la PTL tous ensemble. On a tellement à se souvenir que les 300 kilomètres d'avant, on les oublie presque. Il n'y en aura que des 150 derniers. Et c'est ça qui nous fait aller toujours loin et revenir d'une année sur l'autre. C'est vrai que des fois, à l'arrivée des courses, on ne dit plus jamais ça. C'est classique de tout le monde. Un jour après, on est sur Internet à regarder si c'est quand la prochaine. Et c'est un petit peu ça. On a des coup dur, c'est difficile, tout le monde le sait, mais on se souviendra toujours des bons moments et des moments de... d'adrénaline qu'on a dans la course c'est ça qui nous fait revenir c'est vraiment un volcan d'émotions je dirais où on a des émotions qui sont très positives très négatives et cette alternance d'émotions qui est énorme en trial et effectivement en France avec le temps on oublie les mauvaises on perd ce que les bonnes ça nous donne envie de revivre ça je me rappelle que c'est ce que vous me disiez sur la PTL parce que Moi, je vous posais un max de questions. Je me disais, Finesse, mais là, je suis dans la souffrance et il y a tous ces gars qui sont vachement expérimentés. Je ne sais pas si vous vous en rappelez, mais je vous posais beaucoup de questions sur la récupération, le sommeil, l'effort, le rythme, machin. Et vous m'aviez dit, Tom, je me rappelle plusieurs fois, tu m'avais dit, non, mais tu verras, tu vas oublier. Tu vas oublier que c'est dur et tu vas te réinscrire. Et moi, je me disais, mais jamais de la vie. Ce n'est pas possible. Jamais je ne vais me réinscrire. Et puis bon, effectivement, après quelques temps, on oublie et on ne se souvient que des
SPEAKER_02bons moments. Je suis d'accord avec toi, Louis. à tel point que tu vois sur la Swiss Peak j'ai découvert ce que c'était que les mal de pied donc moi je ne prépare pas mes pieds bien sûr je fais exactement ce qu'il ne faut pas faire et du coup sur la Swiss Peak j'ai souffert pendant 150 kilomètres je pense mais vraiment souffert mais comme sur la PTL sauf que sur la PTL j'ai oublié j'ai oublié que mes pieds me faisaient souffrir tellement mon genou me faisait encore plus souffrir et le manque de sommeil et en fait sur la Swiss Peak après avoir mal aux pieds pendant 100 km je me suis dit mais qu'est-ce que t'es bête t'as souffert terrible sur la PTL j'avais des ampoules énormes sous les pieds et en fait je l'avais complètement effacé de ma mémoire parce qu'en fait il y avait des douleurs qui étaient bien plus encore des douleurs psychologiques qui me torturaient encore plus que ces pieds là et du coup j'ai eu des problèmes sur la Swiss Peak bon ça devrait ne plus se passer Parce que maintenant, je vais faire un peu plus attention. Mais je pense que sans les podologues qui sont là sur chaque basile et qui te réparent les pieds et qui sont
SPEAKER_00fabuleux. Ah oui, il y a des podologues au
SPEAKER_02basile. Podologues et kinés, ils sont incroyables. Tu repars. La vache
UNKNOWN!
SPEAKER_02Ah ouais, c'est beaucoup plus confort que l'appétit.
SPEAKER_00À nous, la pétale, on nous demandait de manger dehors sous la pluie et effectivement, c'est pas la même. Mais il y a aussi l'esprit train, je trouve. Là, j'ai une anecdote qui me vient. On était en pleine nuit en train de monter un col et on était... tous les quatre parce qu'on était avec Stéphane là en train de monter et on voit sur notre carte il y avait le ravitaillement on pensait qu'on pouvait dormir à ce ravitaillement il y avait beaucoup de vent mais c'était vraiment pas chaud et quand on est arrivé à ce ravitaillement en fait c'était un des seuls sur le parcours où en fait c'était une tente une tente vraiment toute basique en plein milieu d'une sorte de petite plaine et on est arrivé là en demandant est-ce qu'on peut dormir et Et il nous a dit, on est complet. En fait, l'attente était minuscule. Il y avait déjà des gens qui dormaient presque entre les jambes des bénévoles qui servaient les cocas. Et là, moi, je vois sur la table la cloche de la PTL1. Et donc... On est là-dessus, génial. Il y a quelqu'un qui a fait la PTL. Et tout ça, en fait, il y avait dans l'attente des bénévoles, quelqu'un qui venait de finir la PTL avec son fils. Et on lui explique, dans l'état de satire dans lequel on est, il était un peu désolé pour nous, mais il ne pouvait pas faire grand-chose. Et il nous a proposé d'aller dormir une demi-heure. En fait, il avait un petit cabanon à 200 ou 300 m de cette enclave et il nous a proposé d'aller dormir comme ça dedans juste voilà pour qu'on puisse se reposer par terre un peu à l'abri du vent parce que là depuis les conditions qu'il y avait dehors on n'aurait jamais pu dormir on se rend froid zéro mais avec le vent et tout ça on n'aurait jamais pu dormir et on a pu se reposer là et d'ailleurs je remercie Jean-Maurice qui nous avait proposé ça et d'ailleurs dans la petite année quand on est arrivé dans son dans cette cabane il y avait les deux sards des courses qu'il avait fait et on sait on s'est trouvé presque petit bien la vie de lui il avait fait deux ou trois fois le tord le ptl je pas quoi tous les deux sards de ces grandes courses l'a affiché au mur et font voilà c'est la petite anecdote et c'est vrai que c'est faire sympa de sa part de nous avoir permis de nous reposer un petit peu même si moi je pense pas avoir dormi mais Mais peu importe, l'idée, c'était quand même de se mettre à l'abri un petit peu dans ce moment un peu difficile. Justement, j'allais vous poser la question pour conclure sur une note très positive. Peut-être les moments, les passages de la course qui vous ont le plus marqué, dont vous gardez un souvenir fort. Toi, visiblement, Tom, c'est celui-là. Est-ce que Nico, Clément, vous en avez d'autres
UNKNOWN?
SPEAKER_00Moi, il y a un endroit que j'ai vraiment trouvé splendide et à la fois difficile, c'est la fameuse fenêtre d'Arpète, qui est juste après Champé, qui est vraiment fantastique, donc on part de Champé, et ensuite on monte un pierrier pour passer la fameuse fenêtre d'Arpète, qui n'est pas très très haute, qui est à 2700-2660, et de là, on a une vue sur des glaciers qui est extraordinaire, juste avant de redescendre sur Triente, d'ailleurs c'est le glacier de Donc, bon, il y a vraiment des endroits qui sont splendides. Enfin, moi, je crois que c'est un des endroits qui m'a le plus marqué et que j'ai trouvé le plus joli.
SPEAKER_02Ouais, je suis d'accord avec Nico. La fenêtre d'Arpète, on a eu la chance de la faire deux jours. C'est vraiment magnifique. Et moi, j'ai aussi le barrage de Moiry, là, où on a un lac d'eau turquoise où on y passe à 10 ou 11 heures du matin. Et les glaciers en arrière-plan, c'est Merci. C'est vraiment magnifique. Et puis après, tous les villages, toutes les cabanes qu'on peut traverser, c'est tellement harmonieux la Suisse. Avec Nico, on a discuté longtemps sur le parcours. Tu as envie de venir t'installer en Suisse. Je t'assure, c'est une espèce de calme. Tout est harmonieux là-bas. En tout cas, dans ce qu'on a traversé. C'est magnifique. Vraiment, ce sont des paysages magnifiques. Voilà. et après les ravitaillements puisque ça a été un de nos plus gros sujets de conversation pendant 5 km on parlait du ravitaillement et puis les 10 km avant le ravitaillement suivant on se demandait ce qu'on allait manger donc vraiment une organisation incroyable
SPEAKER_00j'ai une petite anecdote aussi par rapport à ça c'est ça qui me vient souvent pendant cette course là une petite anecdote on est en pleine nuit on est tous les 3 en train de marcher un peu en sous-bois il y a Nicolas qui est 10 mètres devant nous Et là, on est à la frontale, et à un moment, on s'arrête, et on voit un énorme chamois en sous-bois, mais avec ses immenses cornes au-dessus. Et là, on ne faisait pas de bruit, on avait peur de le réveiller. On était là avec nos frontales, Nicolas sur sa GoPro, il approche tout doucement, en essayant de ne pas mettre de l'éclairage dans ses yeux. Nicolas était à 3 ou 4 mètres de cet immense chamois, et on avançait, on avançait, on était ébahis par le truc. Magnifique
UNKNOWN!
SPEAKER_00magnifique et en fait juste à l'endroit où c'était arrêté Nicolas il y avait un immense panneau avec marqué chamois espèce je sais pas quoi qui expliquait l'espèce qu'on devait voir en fait t'as Tom qui demande de s'être chamois mais on s'est retrouvé devant ce truc là mais vraiment je sais pas si c'est une hallucination ou la fatigue qui fait qu'on s'en est pas aperçu que c'était une statue mais sur le coup on a bien rigolé pendant longtemps après l'avoir vu on s'est dit on répète de s'être arrêté devant ça parce qu'on est resté si gêné devant ce truc là mais bon ouais excellent bah ça ça donne envie pour terminer du coup qu'est-ce que bon là encore question question biaisée puisqu'on va la faire ensemble mais c'est quoi vos attentes par rapport au GTC 100
UNKNOWN?
SPEAKER_00Pour moi, ce n'est pas un objectif en soi. Comme disait Clément, c'est vraiment un moyen de pouvoir s'assurer le Thor des géants l'année prochaine. C'est aussi un bon entraînement pour la Swiss Peak qu'on va refaire en septembre. Le Thor des géants étant encore un prétexte pour un objectif ultime qui serait de faire le Thor des glaciers. 450 km, 32 000 m de dénivelé. Là, plutôt en 2026, si on arrive à terminer le tort des gens en moins de, je crois, c'est 130 heures. Voilà, et donc, l'objectif, c'est vraiment de passer un bon moment et de rester ensemble. Je pense que sur une distance assez courte, on ne devrait pas avoir trop de difficultés au niveau du sommeil, de l'alimentation. Donc, voilà, c'est d'en profiter, mais ce n'est pas l'objectif de l'année en ce moment. En tout cas, pour... Une course de préparation pour l'UTMB et la Diag qui suivront un mois après.
UNKNOWNDonc, voilà, c'est...
SPEAKER_00cause de préparation, ne pas se blesser, prendre du plaisir, retrouver les
SPEAKER_02copains, voilà, c'est une course. Dans cet esprit-là, moi aussi, et comme Nico, en fait, j'ai écouté l'interview que tu as faite de Périne, sur le tord des glaciers, qui en fait, donc Périne, on l'a vue sur la PTL, elle est quand même extrêmement solide, et quand elle raconte certains passages, enfin bon, je te dis, j'en avais la chair de poule, enfin Et du coup, en fait, je me dis, c'est vraiment ce que j'ai envie de tenter. Ce n'est pas histoire de faire les courses les plus longues ou tout ce que tu veux d'aller chercher le plus de kilomètres, mais c'est aller chercher cet inconfort extrême, cette mise en danger qui peut être vraiment, je pense, hyper intéressante sur une aventure. Donc, comme Nico, c'est vraiment... mon
SPEAKER_00objectif ouais donc le GTC est juste un point de passage pour moi ouais yes voilà l'objectif c'est de passer du bon moment avec toi Louis pour le GTC et j'espère que ça te passera aussi bien que sur la PTL yes on va raconter il n'y a pas de raison mais ouais en tout cas bien hâte merci beaucoup pour tous ces partages sur la Swisspeak et puis sur votre approche du trail et de l'ultra en général c'était méga intéressant je suis sûr que ça donnera des pistes celles et ceux qui
SPEAKER_02veulent se lancer sur la Swiss Peak ou des formats équivalents ouais et puis c'est pas parce qu'on a enfin toi aussi Loïc je pense que t'es d'accord avec moi c'est pas parce que tu n'as jamais fait de 100 miles que tu peux pas t'aligner en fait sur ce genre de format c'est complètement différent et c'est même l'esprit et je trouve assez assez différent d'un ultra classique il n'y a pas de compétition il faut juste arriver au bout et c'est une vraie aventure enfin Moi, je recommande vraiment d'essayer. Peut-être que ce n'est pas fait pour tout le monde, mais je pense que ça vaut le coup de tenter le coup au moins une fois.
SPEAKER_00Excellent. Et bien voilà, celles et ceux qui nous écoutent, tentez le coup, lancez-vous, et puis il faut y aller. Et puis si vous avez des questions, comment on peut vous contacter d'ailleurs s'il y en a qui veulent échanger peut-être plus en détail sur la Swisspeak ou la Diag ou d'autres ultras que vous avez faits
UNKNOWN?
SPEAKER_00De mon côté, j'ai fait une jolie vidéo à de la Swift Peak qui est sur Youtube donc je te donne le lien si besoin Loïc voilà d'ailleurs j'ai également la vidéo de la PTL qui est sur cette même chaîne le Marathon des Sables et autres donc voilà si vous êtes intéressé pour suivre vivre de l'intérieur ce qu'on a vécu ces aventures extraordinaires c'est disponible sur Youtube Nico le médiaman voilà on s'applique plus sur Strava ou
SPEAKER_02Facebook voilà ok pas très réactif mais bon si j'y vais de temps en temps et je regarde s'il y a besoin je ne suis pas sûr d'être le mieux placé pour donner des conseils aux gens mais allez-y surtout
SPEAKER_00c'est très très solide yes il y aura les liens pour tout ça merci encore les gars c'était trop cool de faire ce petit débrief avec vous bonne préparation du coup pour le GTC et tout ce qu'il y a avant. D'ici là, je crois que Tom, tu as un gros challenge qui t'attend. Tu vas le faire quand en mai, ton énorme trip vélo, trail vélo
UNKNOWN?
SPEAKER_00Normalement, le week-end vers le 15 mai. C'est quoi déjà les distances que tu vas faire
UNKNOWN?
SPEAKER_00C'est 300 kilomètres de vélo et au milieu, il y a un sommet de 3000 dans les pyrénées. Voilà. Tranquillement, histoire de bien commencer la semaine. Parfait. Bonne préparation pour tout ça et il faut qu'on se cale pour bloquer l'hôtel aussi, non
UNKNOWN?
SPEAKER_00Pour le GTC. Oui, même pas de jour d'occupant. Trop bien. Génial. On va faire ça. Merci beaucoup les gars. Excellente journée à vous. Bon week-end et à très très vite. A bientôt Loïc. Salut Loïc
UNKNOWN!
SPEAKER_00les-frappés Le lien est en description, pas d'inquiétude. Chaque contribution permet au podcast de maintenir son indépendance. Et je tiens d'ailleurs à remercier une nouvelle fois chaleureusement toutes celles et ceux qui ont franchi le pas et qui soutiennent financièrement le podcast sur la plateforme Tipeee. Merci à vous. Et je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode dans lequel on va parler de randonnée au féminin.