4e de couverture
Ce podcast est créé pour donner voix à des auteurs de talent. Il leur sert de tribune, le tout dans un cadre intimiste.
Si vous avez hâte de découvrir des créateurs authentiques et frais, vous êtes à la bonne place. Ici on donne vie à la 4e de couverture. C'est l'heure de l'auteur.
4e de couverture
E01 - Diane Daniel - Secrets de couvent : Murielle
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Diane Daniel est une Julievilloise qui a fait carrière dans le développement de la petite enfance et qui possède quelques publications sur le sujet.
Retraitée et mariée depuis peu, elle a eu envie de jeter sur papier sa passion de toujours : l'histoire des femmes québécoises.
Nous l'accueillons pour discuter de Secrets de couvent : Murielle.
Le livre est disponible sur :
Amazon/Kindle
Les éditions de l'apothéose
Les libraires
Il y a 600 000 enfants dans cette période-là qui ont été abandonnés.
filles mères et les forçait à les abandonner. Alors là, j'ai embarqué là-dedans et j'ai fait Bonjour. Donc aujourd'hui, je suis avec Diane Daniel et on va parler des secrets de couvent Muriel. Bonjour Diane. Bonjour. Comment allez-vous aujourd'hui? Je vais bien, je vais bien. Vous? Ça va très bien. Donc, vous, vous venez directement de Sainte-Julie, c'est ça? Oui. Sainte-Julie. Et il me semble que vous aviez... Vous venez d'un voyage pas mal long, deux, trois semaines? Un mois, au Costa Rica. Un mois, carrément, oui. Oui, on a passé un mois au Costa Rica. OK. Comment c'était? C'était magnifique, là. Le Costa Rica, c'est magnifique, hein? C'est la nature, les animaux, les fleurs, le soleil.
la plage. C'était pas un voyage tout inclus, là. C'était vraiment un voyage... Quelqu'un que je connais... Moi, j'ai vécu au Costa Rica pendant plusieurs années. Donc, je connais le Costa Rica. J'avais une résidence. Maintenant, je ne l'ai plus. Mais oui, j'avais une résidence. Donc, je connais le Costa Rica. Puis là, on était dans un petit coin... C'était une plage inconnue. 25 kilomètres de plage déserte. C'est même pas descriptible. Il n'y a pas de mots pour décrire ça. On a passé un mois de réflexion, à mettre des projets en place, en tête. Donc Diane, je vais laisser mes notes un tout petit peu de côté parce que parfois ça distrait plus qu'autre chose. Donc, avant l'entrevue aujourd'hui, je me suis quand même un tout petit peu documentée. Je vous ai googlé, je vous ai googlé, comme on dit. Donc, je suis allée regarder, voir c'est quoi les autres projets sur lesquels vous avez travaillé. J'ai vu que vous avez travaillé sur... Vous avez eu d'autres ouvrages, notamment sur la petite enfance. Est-ce que vous pouvez me parler un peu globalement, avant qu'on arrive vraiment à Muriel, Secrets de couvents, est-ce que vous pouvez me parler un peu de votre œuvre en général ?
Bien oui, j'ai écrit quelques volumes. J'en ai écrit deux qui ont été édités aux éditions de l'Homme. Exact. Dans la collection parents-enfants, pour les parents d'enfants de 0 à 5 ans. Moi, j'ai travaillé à tous les niveaux de la petite enfant. J'ai travaillé au développement des CPE, de la garde en milieu familial. J'ai formé les éducateurs, j'ai enseigné au cégep. J'ai toujours été en technique d'éducation à l'enfant. J'ai toujours formé les éducateurs auprès des enfants. Ça, ça fait combien de temps que vous l'avez fait? Pendant combien de temps? Toute ma vie, j'ai fait ça. Puis les 15 dernières années, j'ai travaillé pour le ministère de la Famille. Donc, on a travaillé, c'est ça, pour le ministère de la Famille. J'étais conseillère au niveau des CPE, des services de garde, et des services de garde en milieu familial.
Je coordonnais le département des plaintes et des signalements pour l'ensemble du Québec au niveau des services de garde. OK. Puis c'est pas mal mon parcours, là. Ça s'est passé... Bien, tu sais, j'ai une formation en éducation, en éducation préscolaire et primaire et en psychosociologie. OK. Donc j'ai tout mis ça... J'ai tout brossé ça. Puis j'ai passé mon temps à développer... les services de garde, puis à former les éducateurs, puis le programme éducatif, tu sais, du Québec, là. — OK. Ça veut dire que vous avez quand même vécu pas mal au courant de votre cursus, de votre... Vous avez dû voir des choses pas mal horribles, souvent. Ça a arrivé. — Oui, oui, oui. Il y a des choses horribles. Effectivement, oui. C'est ça. Puis j'ai travaillé à essayer d'améliorer la vie des enfants en services de garde, tu sais.
C'était ça ma mission de vie. Essayer de sensibiliser les adultes à l'importance de l'attachement, à l'importance du respect de l'enfant, de l'unicité des enfants. C'est ce que j'ai fait. J'essaie d'améliorer le sort des enfants. Tout n'est pas gagné. Est-ce qu'il y a une raison pour laquelle... Vous êtes focalisée sur les 0 à 50 précisément, ou alors c'est juste un hasard au courant de votre carrière? Non, c'est pas un hasard. C'est que quand j'ai fait mes études en éducation préscolaire et primaire, j'ai fait des stages. J'ai fait des stages en sixième année, tu sais, les enfants de 11 ans, 12 ans. Après, j'ai fait un stage à la maternelle. J'étais plus jeune, mais c'était pas ça. C'est là que je me suis rendue compte que c'était...
plus petit. Après ça, j'ai étudié en psychosociologie, en intervention psychosociale. Le hasard a fait que j'ai eu un emploi comme adjointe à la pédagogie dans un gros... À l'époque, c'était pas des CPE, mais c'était la plus grosse corporation de garderie au Québec. Il y avait trois garderies sur la Rive-Sud. Puis ça a parti comme ça. C'est l'univers qui m'a guidée. Oui, c'est ça. Attends, je vais montrer à la caméra, puis je vais faire un zoom lorsqu'on va monter. Moi, ce que j'ai aimé dans ce livre, c'est que lorsqu'on voit la couverture, on voit une petite fille, on voit Muriel, on se dit, ça va parler de Muriel. Ça parle de Muriel, mais il y a quand même beaucoup de personnages qui tournent autour et qui ont quand même une certaine importance. On parle de sa tante, on parle de sa soeur, ses deux soeurs, justement. Elle en a beaucoup de frères et soeurs, mais il y en a vraiment deux qui sortent du lot. Puis on parle aussi des curés, des vicaires.
on parle de son père, on parle même de la nouvelle conjointe ou de son père. On parle même de sa grand-mère maternelle qui vivait avec eux à l'époque. Puis, bien évidemment, on parle de ses grands-parents paternels qui l'ont accueilli puis qui l'ont élevé avant qu'Irene ne commence à prendre le bain. Donc, dites-moi, première question, juste avant de poser la question. Ça, c'est une photo... Est-ce que c'est quelqu'un que vous connaissez? C'est une photo réelle? Une photo réelle. OK. Est-ce que vous voulez nous dire c'est qui? C'est ma mère. Parfait. Parce que oui, le livre, lorsqu'on le voit, c'est à votre mère. Oui. C'est écrit là, c'est clairement à ma mère. Oui. Alors, c'est ça. C'est l'enfance de zéro à 17 ans. Oui. C'est ma mère.
C'est elle. Donc, c'est une histoire. Ce n'est pas juste des petits bouts par-ci que vous avez pris. C'est elle. C'est elle. Oui, c'est Muriel. Après 17 ans, ça reste Muriel, mais ce n'est pas la tangente qu'a pris ma mère. C'est d'autres histoires que je lui ai fait jouer. C'est des histoires vraies. C'est tout des faits vécus. Diane, je ne veux pas trop révéler aux auditeurs l'histoire pour qu'ils lisent, mais est-ce que c'est vous le petit bébé de Muriel? Non. Non, parce que Muriel, à 17 ans, c'est plus Muriel, c'est plus ma mère après. Du tout, du tout. Ma mère s'est mariée, puis elle a eu des enfants, puis ça a coupé là. Après, l'histoire de Muriel, ça c'est... Une autre personne, mais qui est restée le personnage de Muriel. Puis avec toutes les autres histoires, tout ce qui se passe. OK. Donc, oh my God. Donc, tous les drames, au début, c'est du réel, c'est du vécu. Absolument. Et votre mère, est-ce qu'elle est encore vivante? Non, elle est décédée cinq ans. OK. Est-ce qu'elle a lu le livre avant de... Elle n'a pas eu le temps. Elle n'a pas eu le temps. J'y en parlais parce que c'est...
J'ai 10 ans de recherche, j'ai travaillé beaucoup, tu sais, puis elle me disait « Ok, ok, dis-moi les pas, je vais attendre, je vais attendre, dis-moi les pas, je vais attendre. » Et c'est elle qui vous a, je suppose, raconté les faits, son père et puis sa mère. Ah oui, bien oui, tu sais, ma mère, elle avait une peine épouvantable, tu sais. Elle parlait beaucoup de son enfance. Elle parlait de tous les deuils qu'elle a vécu. Exactement. Tout le monde autour d'elle. Tout le monde. Là, il ne faut pas le dire. Moi aussi. Non, mais c'est une enfance. C'est ça. C'est une série de deuils. C'est épouvantable. qu'un enfant peut vivre des deuils comme ça. C'est des blessures. En tout cas, on pourrait en parler longtemps. Mais c'est ça. De base, l'enfance, c'est elle. Après ça, ça reste Muriel. C'est mon personnage. Mais c'est autre chose. Et tous ses frères et soeurs, tout ça aussi, c'est de la réalité. Oui. Est-ce que Fernande, est-ce qu'elle est encore vivante? Non. Annette? Non plus.
Mais c'est pas les vrais prénoms. Bon, j'imagine. Mais j'en reviens pas. Vous avez lu ça avec tellement d'attention. Ben non, c'est poignant, là. C'est poignant. C'est poignant dès le début. Dès le début, dès qu'on parle de sa mère, là, puis qu'on sait que quelque chose va arriver, mettons. On le sait. On n'a pas envie que ça s'en vienne, mais on le sait que ça va venir. Puis, oui, puis lorsque le papa qui se... C'est poignant. Je l'ai lu rapidement. Je dirais deux, trois jours maximum. Vous écrivez bien. Merci. Justement, d'où vient cette main d'écriture? Est-ce que vous vous êtes fait aider? Est-ce que c'est uniquement vous? C'est uniquement moi. — OK. — Oui, oui, oui. Non, non. J'ai fait les recherches moi-même. Tu sais, tout ce qu'il y a dans ce livre-là, c'est caché, hein? C'est très, très caché. Les histoires sont... La recherche est difficile parce que c'est tout du non-dit, là. — Oui, j'imagine. — Ça fait que c'était... Ça m'a pris 10 ans, là, de recherche, là. Mais c'est sûr que c'était pas intensif parce que je travaillais, là. J'avais mon travail, mais...
J'ai travaillé pendant dix ans pour aller chercher les choses, vérifier, valider, tu sais, ouais. Vos autres livres, pour la petite enfant, je comprends que c'est quelque chose qui vous touche, puis c'est votre carrière, etc., mais ça, c'est quand même personnel. Ça, c'est autre chose, là. Ça, c'est votre famille, c'est votre maman, c'est... Je pense que ça se ressent là. Lorsqu'on lit, on sait que quelqu'un l'a vécu. Je ne savais pas à quel point je n'avais pas quitté la vie. Presque au complet, jusqu'à 17 ans. Je pensais que c'était des petits bouts. Mais wow, wow, wow. Non, non, c'est ça. C'est vraiment elle jusqu'à 17 ans. Mais après ça, c'est... C'est un personnage. Et cette histoire de la tante Irène, comment est-ce que vous avez pu avoir ces détails? Est-ce que ces détails-là, vous les avez fabriqués? Parce que je suppose que le viquet slash le curé n'est plus là, là.
Et puis, Irène, elle n'a pas eu forcément le temps de raconter sa vie parce qu'elle ne pouvait pas. Non, moi, je ne l'ai pas connue. J'imagine. C'est ma mère qui m'en a parlé. Mais elle-même, elle n'en savait pas. Elle ne savait pas. Exact. Elle ne savait pas. Elle l'a deviné presque d'après ce qu'on lit parce que... Oui, bien ça, c'est un roman, hein? Oui. Mais c'est juste qu'à un moment donné, elle m'a dit, elle a dit que... le curé avait un chalet pis qu'elle allait au chalet elle a dit ça avec un petit ton mais ça a duré 4 secondes ok mais ça suffit pour que c'est ça c'est ça ok Bon, mais ça, c'est une très, très, très belle histoire d'amour, là. En tout cas, c'est très bien écrit. Oui. La réalité, je sais pas comment c'était, mais c'est très, très bien écrit. C'est très, très bien. Ah, bien, merci, merci, merci. Très, très bien. Mais c'est ça, tu sais, c'est... Ce qui se passe dans ça, c'est l'horreur, là. C'est des choses horribles. Mais... Tu sais, c'est vraiment un cri... Un cri d'horreur, là, qu'on...
Tout ce que l'Église a pu faire vivre aux femmes, aux familles, aux enfants. Mais d'un autre côté, il y a eu des belles histoires d'amour dans ça aussi. C'est ça. Ses parents aussi, ça avait une très, très belle histoire. Les quoi? Les parents de Muriel. Très, très belle histoire. Pour le peu qu'on a vu là, mettons, les derniers moments, on a senti que c'était fort, c'était profond. Il y avait beaucoup d'attachement et surtout beaucoup de douleur du papa par la suite. Bon, vous m'avez dit, de 0 à 17 ans, c'est maman, mettons. Après, je vois que vous essayez, parce que c'est un peu vers la fin, on va dire, qu'on essaye de voir. Au début, vous racontez l'histoire de la famille Muriel, de toutes ses péripéties, les morts autour d'elle, comment elle réussit à, tant bien que mal, mettons, à supporter tout ça.
Puis vers la fin, on voit un peu votre, je dirais, combat qui s'en vient. Parce qu'à ce moment-là, on commence à parler de Muriel qui s'en va au couvent. qui rencontre Clémentine, on commence à vraiment voir où est-ce que vous voulez en venir par rapport à ce que vous venez de dire, justement. Toutes les souffrances que l'Église a fait vivre aux mères célibataires, aux enfants, les adoptions forcées, tout ça. On le ressent vraiment vers les derniers moments du livre. Je suppose que cette partie-là, ce n'est plus « Maman, anyway ». Non, non, non. Vous avez utilisé le personnel pour pouvoir parler de ça. Qu'est-ce qui vous... Bon, je suppose que c'est aussi à voir avec votre carrière, le 05, toute l'éducation. Tu as la prime en France.
Mais qu'est-ce que vous essayez d'atteindre avec ce volet-là? Et surtout, comment est-ce que vous êtes au courant de ça? Comment est-ce que vous avez entendu parler, si ça ne vient pas de maman, si ce n'est pas maman, comment est-ce que vous avez entendu parler? Qu'est-ce qui vous pousse à vouloir en parler aujourd'hui, continuer à le dénoncer? C'est au cours de mes recherches, parce que j'ai cherché beaucoup les communautés religieuses. Je vous dis, j'ai fait des recherches pendant dix ans. Oui. C'est au fil des recherches que j'ai découvert ces manigances-là. Puis, tu sais, j'ai lu, puis à un moment donné, j'ai tombé sur un article de journal ancien, le trafic d'enfants à Montréal. Oui, oui, oui, j'ai fait des recherches. Ils ont vendu, ils ont beaucoup vendu des enfants. Montréal, ils vendaient les enfants aux États-Unis. À New York, ils vendaient les enfants...
Puis il était de connivence. Cette période-là, après-guerre, mettons, ou même avant? Non, non, non, c'était après-guerre, là. OK, OK. Oui, c'est ça. C'était des avocats à Montréal qui, de connivence avec l'Église, avec les couvents, les religieuses, qui vendaient les enfants des filles mères. Il les forçait à les abandonner. Alors là, bien là, j'ai embarqué là-dedans, puis là, j'ai fait des recherches, puis là, j'ai découvert, et je pense que vous avez lu l'épilogue à la fin, Il y a 600 000 enfants dans cette période-là qui ont été abandonnés et vendus. Quand j'ai découvert ça, j'ai cherché, j'ai cherché. C'est de tout ça que j'ai voulu raconter. Il y en a des... C'est Clémentine. Elle existait, Clémentine. Son histoire aussi, tous les viols. Oui, oui, oui. Elle existait.
J'ai lu des atrocités, des prêtres qui mettaient des filles enceintes, des religieuses enceintes, puis qui les forçaient à se faire avorter. Les filles mouraient, puis ils célébraient le funérail. Le même gars, tu sais. J'ai vu des histoires épouvantables. Tu sais, il y a des associations qui se sont formées plus en Europe. Il y a une association de religieuses victimes des prêtres. Oui. Il y a des témoignages, mais il faut les trouver. C'est très caché. J'imagine. Ça m'a ouvert un univers. C'était pas là où je m'en allais, mais je ne m'en allais pas d'une part. Je me suis laissée porter par mes découvertes, par la recherche. C'était une passion. Ça m'a passionnée. C'est l'histoire des femmes dans le monde en général. Mon Dieu! Qu'est-ce que les femmes sont fortes. La douleur muette, on va dire. La douleur muette tellement. C'est ça que j'ai voulu crier un peu. Ce qu'ils n'ont pas pu dire, ce qu'ils ont enduré. Ils ont laissé leur vie et leurs enfants. C'est démesuré. Comment tu peux vivre une chose comme ça ?
Mais la transition était belle, depuis le début jusqu'à cette partie-là, ça semblait logique, on n'a pas eu l'impression que c'était une coupure, c'est quand vous parlez, vous dites ok, ça c'était maman et puis ça c'était logique qu'on s'en aille là. Mais je commence à être curieuse par rapport à toutes les recherches que vous avez faites. Comment est-ce que vous avez pu obtenir les informations surtout de l'Église et tout? Est-ce qu'ils sont plus ouverts maintenant sur les erreurs passées ou ça a été difficile? Ça a été difficile. Oui, oui, ça a été de un à l'autre, de un à l'autre. Mais j'ai tombé... En fait, c'est quelqu'un, un monsieur... qui avait une tante religieuse, qui avait un journal, qui avait écrit un journal, puis il m'a prêté ce journal-là. C'était sa tante. Sa tante est décédée, mais j'ai vu plein d'informations dans ça. J'ai cherché, j'ai lu tellement, j'ai lu des thèses. Il y a des gens qui ont fait des recherches à l'université sur toutes sortes de sujets, mais j'ai lu des thèses
J'ai tout lu, ce qui existe. Il y a plein de livres qui ont été écrits aussi. Entre autres, Micheline, une Québécoise qui a écrit « Partir pour la famille », qui parle de toute la maternité à cette époque-là. J'ai lu tout ce qu'il y avait sur la maternité à cette époque-là. Je pense que j'ai lu tout ce qu'il y avait. J'ai beaucoup cherché, j'ai... Pis t'sais, il y a des références d'auteurs, j'allais lire, t'sais, c'est ça. J'ai agrandi mon cercle, là. Pis à un moment donné, ben, j'ai circonscrit ça pour... pour en faire une histoire, là. — Ouais. Ouais, c'était une passion, là. Ça a l'air, là. — Ah oui. — Est-ce que ça vous passionne toujours maintenant, depuis que le livre est écrit, ou...? — Ah non, ça me passionne toujours. — OK. — Ça me passionne toujours.
J'ai un autre projet qui est... Ah oui, c'est là où je voulais en venir, justement. Dites-moi, parlez-nous de vos nouveaux projets. Ce que vous pouvez dire, je suppose qu'il y a encore des choses... Vous ne pouvez pas trop en parler, là? Bien, c'est l'histoire d'une autre femme. OK. Mais je ne peux pas trop en parler. C'est des choses qui se sont passées dans les années 60. OK. Puis c'est une histoire... D'abandon d'enfant. OK. C'est ça. C'est toute la... C'est cette histoire. Mais je ne peux pas en parler. Mais donc, on va rentrer en profondeur de ce sujet-là. L'abandon d'enfant et... OK. Mais vraiment, vous avez lu ça, là? Wow! Mais oui! Il y a des détails que vous me dites. J'ai pris des petits...
J'ai pas à noter, mais j'ai pris, lorsque je finissais, quelque chose d'intéressant. Je pliais, là. Comment s'appelait réellement votre mère? Muriel. Oh my God! Et ça, je vois, là, sa petite robe, puis la petite croix sur le... Oui, puis c'est elle qui a écrit ça ici, là. Quand elle était petite? Oui. Donc, ce livre-là, il est sorti quand? Il est sorti en octobre dernier. La première édition. C'est récent. Oui, oui, c'est très récent. Puis là, il va sortir, comme je vous dis, avec un autre éditeur, à la mi-mai. Est-ce qu'il y a une raison pour laquelle vous avez voulu rééditer? Parce que j'ai continué d'envoyer mon manuscrit, puis ils m'ont téléphoné, ils m'ont appelé, puis ils m'ont dit... Bien, j'ai dit oui. Parce qu'ils m'ouvraient des portes, plus de portes, plus grandes. J'en ai... J'ai dit oui, ben oui. La porte, je veux, tu sais. Présentement, est-ce que vous avez déjà assisté à des salons de littérature, des affaires? Avec? Oui. Non. Non, pas encore? Pas encore, non. J'ai vraiment été... Depuis le mois d'octobre, j'ai été très, très occupée. J'ai vraiment pas eu le temps de m'en occuper beaucoup, là. Parce que j'ai déménagé...
Je me suis mariée avec mon nouveau conjoint. Oh, c'est récent! Oh, félicitations! OK, je comprends. Le Costa Rica devait être très, très... Le Costa Rica, après le mariage, je suis là... Mais félicitations! Bien, merci. Ça fait qu'il s'est passé beaucoup de choses. Oui. Puis, j'ai... Mais moi, l'important, là, c'était de l'écrire. Oui, oui. J'imagine. C'est un aboutissement, là. C'est comme... Oui, absolument. C'est comme ton bébé, il faut qu'il arrive à la... Je sais pas, à la maturité. Bref, je sais pas. J'essaie de trouver une image. Mais je comprends. Je comprends. OK. Donc, ça va être édité. On va l'entendre. On va en entendre parler plus qu'avant, on va dire. Oui. Il sera disponible dans plus d'endroits. Dans les librairies. Dans les librairies. Présentement, il ne l'est pas. Non. Présentement, il est sur Amazon. Juste Amazon. Voilà. Donc, si vous voulez, l'éditeur, le nouvel éditeur, est-ce que vous savez quand est-ce qu'il va...
mais dans les librairies la semaine prochaine il y a un communiqué de presse qui va partir dans les médias et en librairie ça devrait être à la mi-mai ou plus tard la mi-mai qui va sortir dans quelques semaines donc c'est ça, vous avez entendu soit Amazon tout de suite, soit on entend un tout petit peu pour les librairies un peu partout puis on aura à aller lire je pense que j'ai pleuré un tout petit peu Surtout au début, quand ma mère... Ah oui, hein? Mais c'est pas mal les commentaires que j'ai eus. Les gens... C'est que il y a quelque chose dans ce livre-là qui fait partie de l'histoire de tout le monde. Exact. On se retrouve à quelque part. C'est ce qu'on m'a dit. Il y a toujours des petites douleurs dans la famille qu'on a vécues plus ou moins de loin. Et on s'est...
C'est notre histoire, là, mettons. C'est exactement ça. C'est... Écoutez-moi, je suis nocamone. Je suis nocamone il y a 44 ans. Je suis arrivée ici, j'avais déjà 30 ans. Je n'ai pas grandi au Québec. Oh, OK. Mais donc, toute histoire que vous êtes en train de raconter, je ne l'ai pas vécue. Je l'ai juste à la radio, à la télé. Oui. Mais n'empêche que c'est quand même quelque chose qui me parle. Bien, je suis très contente d'entendre ça. C'est fou. Parce que je l'ai offert à une de mes amies au Costa Rica qui est belge. Oui. Et elle l'a lu en trois jours, elle a pleuré pendant trois jours. Exact! Puis j'étais curieuse de savoir, parce que c'est une histoire québécoise, tu sais ça. Puis là, je me disais, OK, bien j'ai hâte de voir, parce que est-ce que ça va lui dire quelque chose? Puis tu sais, la même chose que vous me dites, c'est l'histoire des femmes. C'est l'histoire des femmes.
C'est l'histoire des femmes à travers le monde. Les femmes, la maternité, l'amour, c'est universel. Exactement. C'est... C'est ça. C'est universel, oui. Mais je suis sûre que Muriel, elle n'a pas eu le temps de lire le tout, là, mais bon, elle voyait travailler, elle vous voyait aller. Oui. Je suis très, très, très, très, très, très fière. Bien, j'ai l'impression que de lui donner... Une identité. Au niveau de l'attachement. Moi, j'ai travaillé au niveau de l'attachement. Mes livres que j'ai écrits avant, c'est l'attachement de l'enfant, de sécuriser l'enfant. C'est ça la base de sa vie. C'est ce qu'il va faire, qu'il va se projeter, qu'il va avoir le goût d'avoir des projets. S'il n'y a pas d'attachement, c'est qu'un temps, il ne s'épanouira pas. Mais elle, elle n'a pas eu ça. Non.
Aussitôt qu'elle s'attachait, ça partait. Exact, ça partait. Là, c'est comme si elle était en anglais, on dit « grounded ». Est-ce qu'elle a des frères et sœurs qui sont encore vivants? Non. C'était la plus jeune, parce que sa mère est décédée. C'était la plus jeune, donc les neuf autres sont partis avant. Et combien d'enfants elle a eu? Muriel? Quatre. Parfois, lorsqu'on a des enfants, on essaie de... On essaie de ne pas reproduire les mêmes schémas qu'on a eus. Donc, je suppose qu'elle a réussi à ça. Elle vous a gardé l'attachement dans vos paroles, ce qu'elle n'a pas eu. Je suppose qu'elle a essayé de le... de l'avoir avec vous, ou que vous l'ayez. Non? Non, elle était... Elle était très hypothéquée au niveau... Émotionnel. Oui. Elle n'avait pas eu tout
Elle n'avait pas eu cet amour-là, tu sais, qui est nécessaire, qu'il faut que tu aies reçu pour le donner à tes enfants. C'est une bonne personne, c'est un cœur gros comme ça, mais elle était hypothéquée. Oui, je vois ce que vous voulez dire. Et puis je suppose qu'à l'époque où elle a grandi, mûrie, il n'y avait pas les ressources... Aujourd'hui, tu vas chez un psychothérapeute, ils te donnent les outils pour te réparer. Non, c'est ça. Ils n'avaient pas ces outils-là. Non. Puis tu sais, il n'y a pas juste elles. Il y en a eu plein des femmes qui ont été des orphelins. Il y en a eu des mères qui sont mortes en couche. Il y en avait, il y en avait, il y en avait. Ils laissaient leur famille. Plein d'orphelins. On pourrait en parler, là. On pourrait en parler et en pleurer. Absolument, oui. C'est triste.
C'est triste, c'est triste. Mais bon, je suppose qu'elle a fait ce qu'elle a pu avec ce qu'elle avait. Exactement, c'est ça. Est-ce que vous avez des... Je pose peut-être des questions trop passionnelles. Est-ce que vous avez des enfants? Oui, j'ai deux filles. Qui connaissent bien l'histoire de leur grand-mère. Mais tu sais, il y a toute la passation de... tu sais, dans les familles, des peines se transmettent. Oui, c'est ça. Comment est-ce qu'on appelle ça aujourd'hui? Les traumas, mettons. Oui, c'est ça. Puis, c'est ça. Mes filles sont très sensibles à ça. Puis, non, non, on en parle beaucoup. Puis, c'est quelqu'un qui est important parce que ses blessures ont servi, nous ont servi, tu sais, à mes soeurs aussi. Oui. Elle a fait un gros travail, finalement. Est-ce que votre papa est encore vivant? Non, il est décédé. Ça fait trois ans. Il est parti un peu après. Lorsqu'il est parti, ils étaient encore... Lorsqu'elle est partie, est-ce qu'ils étaient encore ensemble? Ma mère est partie à deux jours. Ça a été subi. Elle a fait un AVC hémorragique. Oh! L'irène. L'irène. Et c'est la même date. Pour vrai? Bien...
Ce que j'ai raconté d'Irene, c'est ce qui est arrivé à ma mère. En deux jours, elle était partie. Mais ma mère, il n'était pas question qu'elle parte de sa maison. Elle ne voulait pas sortir de sa maison. Elle n'est pas sortie. Mon père, probablement mort de peine. C'est après. Diane, si vous voulez, il n'y a pas grand monde qui nous écoute là, je n'ai pas 100 millions d'auditeurs non plus, mais si vous vouliez, qu'est-ce que vous voulez qu'ils retiennent, s'il y a juste une phrase, un mot ou un sentiment que vous voulez qu'ils retiennent après avoir lu ? Ce livre, ce serait lequel? C'est un peu compliqué comme question. Non. Oui et non. D'abord, le plus grand nombre de lecteurs, c'est des femmes. C'est des femmes qui le lisent. C'est des femmes un petit peu plus âgées. Je pense que quand ils ont fini de lire ça, c'est comme un merci d'avoir dit ça. C'était tout.
c'est tout je sais pas qu'est-ce que je veux qu'elle retienne c'est la douleur peut-être qu'il y en a qui n'ont pas réalisé la douleur de leur mère de leur grand-mère mais toutes ces femmes-là elles ont eu de la douleur tu peux pas être obligée d'enfanter à chaque année et être heureuse comme ça ça se peut pas c'est ça J'ai beaucoup de colère, moi, par rapport à tout ça, tu sais. Je sais pas combien vous êtes d'enfants chez vous, tes parents, ta mère, elle est combien? Ma mère a 4, mais sa mère, elle avait 14. Donc, c'est universel, cette affaire-là. C'est universel, c'est incroyable. C'est ça. Puis, tu sais, ta grand-mère, elle a pas décidé d'avoir 14 enfants, là. Il y a personne qui va décider ça. Et c'est ça, elles étaient aussi, c'était une famille super religieuse.
Église catholique. Pour faire des enfants, c'est pour s'actuer là. Multipliez-vous. Ouais. Non, c'est... C'est dommage. C'est triste. C'est enrageant. Ouais. Puis, tu sais, j'ai mis le rapport qui a été pondu en 2019, 2018, en arrière. Ils ont demandé des excuses. Jamais personne ne s'est excusé d'avoir fait ça, mais c'était... C'était des manigants, c'était horrible ce qu'ils faisaient. Ils volaient les enfants, les femmes, voyons. 600 000, vous avez dit. 600 000? Peut-être qu'il y en a sûrement plus. Je m'enflamme quand je parle de ça. Non, mais c'est bien normal. Ça, c'est juste au Québec. Ça s'est passé ailleurs, c'est sûr. La région catholique est partout. Est-ce que lors de vos recherches, vous aviez rencontré un des enfants? Un des enfants. Des 600 000 qui ont été... Est-ce que par miracle, vous avez eu un... Non. Non? Mais dans le prochain livre, oui. Oh! Intéressant! Là, j'ai hâte, là! Là, j'ai hâte, là, j'ai hâte! Ah, bien là! OK! On va pas attendre 10 ans, j'espère! Non, non, non, non, non, non. C'est en train de tout finir de structurer ça, là. OK.
C'est mon dada. C'est ma priorité dans les prochains jours. De commencer à l'écriture. Puis j'ai un autre projet. Moi, j'ai un petit-fils de 9 ans. Puis il m'a demandé d'écrire un roman avec lui. C'est qu'on va écrire un roman ensemble. Mais c'est nice qu'il soit intéressé à ça aussi, qu'il veuille le faire à 9 ans. 9 ans. Ben, dis-donc. Est-ce qu'il a déjà une petite idée de ce qu'il veut... Oui. Il a tout écrit, sa structure. Oh, wow! Impressionnant! Ah, oui, oui, oui. C'est pour ça que je ne veux pas échapper à ça. C'est trop important. Il faut le faire. On va travailler un petit peu là-dessus aussi. C'est beau, ça. C'est vraiment beau. C'est beau. Puis, c'est avec le grand-maman, elle fait des livres et tout. C'est vraiment beau. C'est beau. Ah! Hé, vraiment, j'ai hâte!
que votre prochain sorte. Bon, mais on va attendre que celui-ci soit réédité d'abord. Bon, mais j'ai hâte que le prochain sorte. Ben, ça m'encourage. Merci. Donc, c'est une petite tradition qu'on fait dans l'émission maintenant. Je voudrais, s'il vous plaît, je ne sais pas qui sera le prochain invité encore. Et je ne vais pas vous donner de nom non plus. Mais est-ce que vous pourriez lui écrire un message ou poser une question que lui répondra quand il reviendra, quand il viendra ou elle viendra. Ça peut être n'importe quelle question. Vous pouvez aussi m'envoyer la question par la suite, c'est correct. OK. Mais en attendant, moi, je vais vous donner donc la question que j'ai reçue du président invité. Ah, c'est vraiment formidable, ça! Donc, la question que j'avais eue... Attendez une seconde.
Il faut que je dise ça bien comme il faut. C'est ça. Donc, lorsque vous étiez jeunes, de 10 à 20 ans, c'était quoi votre... On a tous eu envie, la personne suppose que c'est le cas pour tout le monde, on a tous eu envie de sauver le monde ou de changer le monde. Je pense que j'ai une petite idée de ce que vous allez dire, mais bon, je vais continuer avec la question quand même. Vous, c'était quoi votre rêve? Qu'est-ce que vous vouliez changer dans le monde? La vie des enfants. Oui, j'imagine. Oui, c'est ça. Oui, c'était un peu... Je ne rencontrais pas ce qui est arrivé, mais j'ai pris la décision à 13-14 ans de prouver à ma mère un jour que j'étais...
avec les enfants, qu'elle pouvait me demander des choses. Non, c'est ça. Ça a toujours été ça. Diane, on parle beaucoup de l'enfance de votre mère, puis on parle de l'enfance de la petite-enfance. Vous n'êtes pas obligée de répondre. Mais vous, votre enfance à vous, est-ce que vous êtes satisfaite de votre enfance? Ou est-ce qu'il y a eu des affaires... que vous avez dû apprendre à guérir, soit vous-même, soit avec l'aide de quelqu'un? Est-ce que vous êtes satisfaite de l'enfance que vous avez eue? Non. Non. Pas du tout. Non, ça a été assez difficile parce que ma mère, c'était quand même une femme d'affaires. Alors, elle a été fleuriste. Alors, elle a eu une boutique de fleurs pendant 30 ans. Puis c'est beaucoup de travail, puis c'est le soir, puis c'est... Quand il y a des fêtes, elle était pas là parce qu'elle travaillait, tu sais. À Noël, à Pâques, à faire des mères, tu sais, c'était des grosses journées. Elle était pas là, puis on était quatre, puis moi, j'étais la plus vieille. Fait que moi, j'ai eu la responsabilité des trois autres très tôt. Elle était pas là. Mais elle s'occupait de nous. Elle préparait la bouffe, tu sais, mais...
C'est ça. J'ai gagné en autonomie très, très, très jeune. J'avais pas le choix. Tu sais, j'avais les trois ans. Puis c'était pas... Comme je disais, c'était pas quelqu'un qui était enveloppeur, là. C'était pas... Elle avait pas ça. Elle avait juste de la peine, elle, tu sais. C'est ça. Fait que... Mais on s'est bien débrouillées quand même. Mais tu sais, ça a été assez difficile. Mon frère s'est suicidé. C'était un gros choc aussi. Elle a perdu son garçon, mais... À quel âge? Il avait 30 ans. Ça fait combien de temps, ça? Oh, ça fait 20 ans. Est-ce que c'est... Est-ce que c'est ce que vous avez voulu transparaître avec Clémentine? Non. Non. Pas du tout. Non, non, non, non, non. Non. Non. Mais c'est juste pour dire qu'il y avait une dynamique...
C'était pas une famille... C'était un petit peu boiteux, là, tu sais. Mais toute sa construction, sa structure émotive était pas solide. Fait que nous, on est obligés de se bâtir, de se construire avec ça, tu sais. Mais... Mais comment vous avez fait, vous, pour vous bâtir? Je sais pas. J'ai pris... Je ne sais pas. Je suis devenue très responsable très, très, très rapidement. Puis très autonome. Puis j'ai comme pris la décision que je m'organiserais parce que j'étais comme ça. Puis les autres aussi, je pense. Il y en a un qui n'a pas été capable de supporter ça, j'imagine. Ce n'est pas de sa faute, là. Tu sais, c'est comme je disais tantôt, les blessures, ça se déverse. De génération en génération, oui. Les quatre, vous êtes quoi? Deux filles, deux garçons? Non, trois filles et un garçon. Oh, donc c'est le seul garçon qui est parti. Oui. Bon, je raconte toutes mes vies. Non, mais c'est normal. Et avec vos filles, je suppose que vous avez essayé de, comment on dit, briser...
Même si c'est difficile d'y arriver, là. Ça se déverse. Ah, c'est sûr que moi, j'ai étudié, j'ai été chercher toutes les informations que je pouvais pour pas transmettre ces blessures-là à mes enfants, tu sais. C'est ça. C'est pour ça que j'ai été en petite enfance. C'était pour protéger mes enfants. C'est clair de même, tu sais. Dans le fond. Et en même temps, ça servait à d'autres enfants. Exactement. Puis ça ne veut pas dire que je n'ai pas blessé mes enfants. On blesse tous nos enfants. On blesse tous les gens qu'on aime, à un moment donné. Oui, c'est ça. Mais, ils ont l'air très heureux. Ils sont très heureux. Mais c'est bien beau. Merci beaucoup, Diane. Moi, je n'ai plus d'autres questions. Je ne sais pas si vous avez des commentaires, questions, whatever. Je trouve ça tellement étonnant que vous ayez tous les détails. Vous avez lu ça avec une attention incroyable.
Mais vous n'avez pas encore eu d'entrevue? C'était des personnes qui n'avaient pas lu le livre? Non, non, mais les gens, oui, ils me parlent du livre, mais pas dans les détails, tu sais. Il y a des gens dont vous m'avez parlé qui ont passé rapidement, là, tu sais. Alfonsine, les gens ne me parlent pas d'Alfonsine, tu sais. Je sais pas. Mais vous m'avez parlé, là, de... La deuxième femme de son père. Non, mais parce qu'elle était méchante en tabarouette. Excusez-moi, mais ça venait de me chercher. Si bien que même l'ancienne belle-mère n'arrivait même pas à parler. Ça n'avait pas d'allure. Ah non, je sais. C'est énorme. Mais tu sais, c'est romancé aussi. Moi, j'imagine. Mais elle m'a raconté Quand elle lui a dit, elle ne l'ouvre pas quoi, puis il l'a frappée. Ça, c'est vrai. Ça, c'est vrai. C'est tout vrai. Mais elle, elle ne vivait pas là, mais elle savait qu'elle n'était pas fine avec ses frères, ses soeurs. C'est sûr, c'est un roman, là. On ne parle plus trop d'elle à un moment donné. Quand est-ce qu'elle est morte, celle-là? Pas que je souhaite qu'elle soit morte rapidement, mais je voudrais savoir, tous les frères de Muriel, est-ce qu'ils ont vécu ça longtemps avec elle?
Ils sont tous partis un à un. Ils sont partis un à un, mais il était petit. Il était tout petit. Il s'est remarié rapidement. Je ne sais pas combien de temps. Je ne sais pas vraiment ce qui s'est passé quand lui est parti. C'est ça. Quand il était au salon mortuaire. Je ne sais pas. C'est ça l'imagination des gens. Merci beaucoup. Merci à vous d'être venu, de vous être déplacé. Ça fait plusieurs semaines qu'on en parle, plusieurs mois même, je pense. Ça a mis super long, mais bon, c'est fait. Je suis très contente. Merci beaucoup. Moi aussi, je suis contente de vous voir. J'aimais bien vos échanges. Je trouvais que vous aviez du peps. Je suis contente de voir ça de même. Merci beaucoup. Merci beaucoup d'être venu. Merci à vous. Je vais faire le montage.
je vais vous envoyer vous allez me faire vos commentaires si vous n'êtes pas d'accord ou si vous voulez que je vous enlève c'est peut-être parti j'ajoute blablabla pas de soucis on va faire ça puis ça ça va être Ça va s'en aller où? Ça va s'en aller sur YouTube, ça va s'en aller sur Apple, ça va s'en aller sur Amazon. Je vais vous envoyer tous les liens. Vous pouvez m'en servir. Exact. Transférez à, je ne sais pas moi, vos amis ou whatever. Allez écouter le néné. Pas de souci. Je vais vous transférer le tout là. Vous aurez toutes les informations. C'est vraiment cool. Merci beaucoup. Merci à vous. C'est un bel échange, je trouve. Oui. Oui. Oui. Mais autrement, il est... Ça se lit, ça se lit très vite. C'est captivant du début jusqu'à la fin. Merci, merci vraiment. Merci.
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